Le député et président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale s’interroge à propos de la bataille communicationnelle au sujet de la vacance à la présidence de la République.
Deux camps s’affrontent dans une bataille communicationnelle au sujet de la vacance à la présidence de la République. Le premier tente de dénoncer une prétendue vacance à la présidence en s’appuyant que la durée du séjour du président de la République à l’étranger. Laquelle dépasse déjà 56 jours. Pour ce camp, il faut constater la vacance. Le deuxième quant à lui, réactif, tente de convaincre, argument juridiques à l’appui, par une série de communications et de publication de décrets présidentiels, que le président Paul Biya est vivant. Qu’il travaille et qu’il sera bientôt de retour. Le gouvernement dément les annonces de décès et la nécessité d’ouvrir la procédure de vacance.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Observateur de la situation et des protagonistes, l’homme politique livre sa lecture de la situation. Pour lui, « avec les décrets de nomination des généraux, cette campagne de communication est monté d’un cran ». Exprimant une certaine méfiance à l’égard de l’un et de l’autre camp, le député de la nation préfère convoquer la patience pour voir plus clair. « Les jours qui viennent réservent un verdict sans appel », lance-t-il. Dans les prochains jours, l’opinion saura si les annonces de vacance étaient fausses. Et dans ce cas, «il faudrait vraiment faire très attention avec les réseaux sociaux qui désormais auront franchi toutes les limites du mensonge ». Elle saura aussi si les nominations de généraux se font par de « faux décrets ». Et à cet effet, leurs « auteurs auront franchi toutes les limites de la criminalité d’Etat en utilisant les sceaux de la République pour maquiller momentanément la vacance », alerte le leader politique.
Cependant, en qualité de député de la nation et dépositaire d’un mandat du peuple, l’élu a la possibilité d’éclairer davantage les Camerounais qui sont frappés par tous les vents sans toutefois que les uns et les autres produisent une preuve physique de leurs déclarations.




