Reçu le 10 août 2026 par le ministre de la Santé publique, MANAOUDA Malachie, le Chef de Mission de l’OIM au Cameroun, M. Abdel Rahmane DIOP, a plaidé pour une meilleure intégration de la mobilité humaine dans les politiques de santé. Au menu : surveillance sanitaire aux frontières, adaptation au changement climatique et mobilisation de la diaspora. Objectif : bâtir un système de santé plus inclusif face aux déplacements de populations.
La santé publique s’adapte à la mobilité. C’est le sens de l’audience accordée le 10 août 2026 au MINSANTÉ par MANAOUDA Malachie à M. Abdel Rahmane DIOP, Chef de Mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), au Cameroun.
Au cœur des échanges : le renforcement de la collaboration entre le Ministère de la Santé Publique et l’OIM pour mieux prendre en compte les enjeux liés aux déplacements de populations dans la planification sanitaire.
Les deux parties ont identifié des chantiers concrets pour les mois à venir.
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D’abord, la surveillance sanitaire. Il s’agit de renforcer la capacité de réponse aux épidémies et d’améliorer la sécurité sanitaire aux frontières, dans un contexte marqué par des flux migratoires importants dans la sous-région.
Ensuite, la question du changement climatique. Les migrations induites par les sécheresses, les inondations et l’insécurité alimentaire créent de nouveaux défis sanitaires. Le MINSANTÉ et l’OIM entendent mieux anticiper ces impacts pour éviter les ruptures dans l’accès aux soins.
Enfin, la mobilisation de l’expertise de la diaspora. Le Cameroun compte une importante communauté de professionnels de santé à l’étranger. L’idée est de créer les conditions pour « booster notre système de santé » en s’appuyant sur leurs compétences techniques et scientifiques.
Pour le Ministre de la Santé Publique, cette dynamique s’inscrit dans la volonté de rendre le système de santé « plus résilient et plus inclusif ». L’intégration de la dimension mobilité devient incontournable pour protéger les populations les plus vulnérables, notamment dans les zones frontalières et les sites de déplacés.
De son côté, l’OIM réaffirme sa disponibilité à accompagner le Cameroun dans la mise en œuvre de ces axes, à travers l’appui technique, le partage de données et la coordination avec les autres partenaires.
En associant santé, migration et climat, Yaoundé et l’OIM posent les bases d’une coopération tournée vers l’anticipation. Une approche jugée nécessaire pour faire face aux crises sanitaires de demain.



