38 entreprises publiques classées en 5 catégories.Par arrêté signé le 13 août 2026 et effectif dès le 1er janvier 2026, le Gouvernement a arrêté la nouvelle grille de classification au titre des exercices 2022, 2023 et 2024. 7 sociétés en 1ère catégorie, 1 en 2ème, 7 en 3ème, 3 en 4ème et 16 en 5ème. Objectif : aligner rémunérations et gouvernance sur les résultats.
Le paysage des entreprises publiques camerounaises vient d’être redessiné. Un arrêté pris par le Ministre des Finances le 13 août 2026 fixe la nouvelle classification des sociétés d’État en fonction de leur performance sur les exercices 2022, 2023 et 2024.La mesure s’appuie sur le décret n°2019/321 du 19 juin 2019 qui régit les catégories, la rémunération, les indemnités et les avantages des dirigeants. Elle prend effet à compter du 1er janvier 2026 et sera mise à jour tous les 3 ans.
Le top 7 en première catégorie
Au sommet du classement, on retrouve les fleurons jugés les plus stratégiques et performants :
CAMTEL, ALUCAM, SOCODEL, PAD, SODECOTON, SONARA et SNH.
Ces entreprises bénéficient du régime le plus élevé en matière de rémunération et d’avantages pour leurs dirigeants.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
SONATREL seule en deuxième catégorie
La Société Nationale de Transport d’Electricité constitue à elle seule la deuxième catégorie. Un statut intermédiaire qui reflète son rôle central dans le transport de l’énergie sur le Réseau Interconnecté Sud.
7 sociétés en troisième catégorie
Ce groupe rassemble des acteurs clés des infrastructures et des services de base :
CAMAIR-Co, CDC, CAMWATER, EDC, ADC, PAK et SCDP.
On y note la présence des deux ports autonomes, des aéroports, du transporteur aérien national et des sociétés en charge de l’eau et de l’électricité.
Le CNCC, LABOGENIE et la SOPECAM composent la quatrième catégorie. Des structures d’appui et de régulation dont la performance sera suivie de près.
Cinquième catégorie : le plus gros contingent
Avec 16 entités, la cinquième catégorie regroupe des agences, missions et sociétés à vocation de développement : ANAFOR, CAMPOST, CNIC, CPE, LANAVET, HYDRO-MEKIN, MIDEPECAM, MAETUR, MAGZI, PPP, MATGENIE, SODEPA, SEMRY, SIC, SONAMINES et SNI.
Cas particulier du secteur financier
L’arrêté prévoit un régime spécifique pour le Crédit Foncier du Cameroun (CFC) et la Société de Recouvrement des Créances (SRC). Leurs rémunérations resteront alignées sur les règles du secteur bancaire, conformément à la réglementation communautaire.
Cette classification vise à instaurer plus de cohérence et d’équité. En liant directement la catégorie d’une entreprise à la performance réalisée, le Gouvernement entend responsabiliser les dirigeants et adapter les avantages aux résultats obtenus.
L’arrêté sera publié en procédure d’urgence au Journal Officiel en français et en anglais.



