Il a 53 ans, il a fait de la politique depuis les bancs de la fac, et il dit tout haut ce que beaucoup murmurent à la suite de la démission du Pr Maurice Kamto à la tête du MRC.
Dans une tribune au ton très élevé, Vincent Sosthène Fouda prend le contre-pied du jeu politique actuel : faire de la chute de Maurice Kamto un projet. « Il faut le dire avec clarté, avec hauteur, avec sens de l’État : tuer politiquement Maurice Kamto ne saurait constituer un programme politique », lance-t-il. Pour lui, cette obsession révèle « une inquiétante pauvreté stratégique ». Comme si après Kamto, le Cameroun allait miraculeusement s’arranger.
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Fouda balaie : « C’est confondre l’écume avec la mer. » Son message est simple : la démocratie n’est pas un théâtre où on attend qu’un acteur sorte de scène. « C’est un chantier. Un effort. Une construction patiente. » Et il liste les vraies urgences que le débat sur Kamto fait oublier : moderniser l’Etat, refonder le pacte social, casser la corruption systémique, restaurer la confiance, préparer la relève et intégrer le futur technologique.
Sa phrase finale claque comme un manifeste : « La grandeur d’une Nation ne se mesure pas à la chute de ses adversaires, mais à la hauteur de ses projets. Pour cela, l’opposition et la vie politique camerounaise ont besoin de Maurice Kamto. » Une prise de position qui intervient 5 jours après la lettre-choc du Pr Alain Fogue depuis Kondengui, qui lui aussi dénonçait la « kamtophobie d’Etat ».
Deux textes, deux hommes différents, même constat : on ne construira pas le Cameroun d’après-Biya sur la seule élimination de Kamto. En dehors de ces deux hommes politiques, d’autres acteurs de la scène politique national ont ait des sorties à la suite de la démission de Maurice Kamto à la présidence du MRC. Ce fond est presque le même du côté de



