Selon le rapport sur la situation économique 2025 publié en septembre 2026 par l’Institut national de la statistique (INS), le PIB national affiche une croissance stable à 3,5% dans un contexte mondial à 3,5%.
Le tertiaire reste le moteur à +4,3% et le secondaire se redresse à +2,6%, compensant le ralentissement du primaire à +1,8%. Une croissance portée par la consommation à +4,6% mais freinée par un commerce extérieur à -0,8 point.
D’après le rapport annuel de l’Institut national de la statistique (INS) publié en septembre 2026, l’économie nationale a fait preuve de résilience en 2025 en maintenant son rythme de croissance à 3,5%. Une performance réalisée dans un contexte international marqué par une croissance mondiale demeurée stable à 3,5%, en raison du ralentissement des échanges internationaux, du repli de l’inflation et de la baisse des cours des produits énergétiques.
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Offre : le tertiaire tire, le primaire cale
L’analyse de l’INS par secteur d’offre révèle des dynamiques contrastées. Le secteur primaire ralentit sensiblement à 1,8% après 3,6% en 2024, en lien avec la décélération de l’agriculture à 1,1%. Une contre-performance atténuée par la poursuite du dynamisme de l’élevage (3,8%) et de la pêche (4,8%).
Le secteur secondaire améliore sa performance avec une croissance de 2,6% après 1,7% en 2024. Selon l’Institut, ce redressement est porté par les industries agroalimentaires (3,6%), les autres industries manufacturières (4,4%) et les BTP (4,3%), mais demeure freiné par la contraction des industries extractives.
Le secteur tertiaire reste le principal moteur de la croissance avec une progression de 4,3%, soutenue notamment par les services d’information et communication (10,3%) et les activités financières (9,2%).
Demande : la consommation compense le déficit extérieur
Du côté de la demande, l’INS souligne que la consommation finale demeure le principal soutien de l’activité avec une hausse de 4,6%, portée par sa composante privée (4,9%). L’investissement progresse de 1,9%, sous l’effet du regain de l’investissement privé, tandis que l’investissement public ralentit.
Les exportations de biens et services augmentent légèrement de 1,0%, mais les importations progressent davantage (5,1%). Ainsi, le solde des échanges extérieurs contribue négativement de 0,8 point à la croissance du PIB, contre -0,2 point en 2024.
En perspectives pour 2026, l’INS estime que l’économie devrait continuer de bénéficier de la dynamique des investissements productifs engagés dans les secteurs agricole, industriel et minier, dans un contexte de poursuite de la désinflation mondiale et de persistance des tensions géopolitiques.




