Sylvain Moïse Tjock a écopé de la sanction pour une affaire d’un peu plus de deux millions de francs CFA dus au couple Lingock.
Pour les six prochains mois, le maire de la commune d’Eséka dans le département du Nyong-et-Kelle région du Centre, perd la qualité de membre du parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN). Le Comité d’éthique et de surveillance du comité directeur national du parti a rendu son verdict sur l’affaire opposant le maire Sylvain Moïse Tjock et le couple Lingock. Au regard des dispositions du Code pénal punissant « l’abus de confiance », « la concussion au détriment de l’État », le « faux dans un acte », « écriture publique authentique », « diffamation et filouterie » entre autres, le comité a reconnu la culpabilité de monsieur Sylvain Moïse Tjock sur la base des textes du parti.
Le comité d’éthique dans une décision précise que le maire d’Eséka se rend coupable de manquements au comportement attendu des militants et sympathisants, et à l’éthique de fonction opposable aux cadres du PCRN. L’instance le déclare redevable de la somme de 2 037 600 FCFA à monsieur et madame Lingock, soit 1 018 000 FCFA à chacun. « Des sommes dues suivant des mandats antidatés et irréguliers remis sciemment » au couple, explique le comité dans sa décision. Tant que cette dette n’est pas remboursée, la sanction sera renouvelée, et le maire dont le mandat court à sa fin ne retrouvera pas son statut de militant du parti que préside le député Cabral Libii.
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La décision qui tombe au moment où le parti politique se prépare à aller aux élections municipales et législatives, semble être pour le maire élu en 2020 comme un caillou dans sa chaussure. Étant exclu du parti, il ne pourra pas bénéficié de l’investiture de ce dernier lors des prochaines élections. Il considère que cette sanction participe des batailles politiques de veille d’échéances électorales. Pour lui, « en période électorale, il y a toujours des coups bas même des personnes les plus insoupçonnées. Mais il faut savoir rester debout », a-t-il réagi via ses réseaux sociaux.
Dans son élan de résilience, le maire est soutenu par certains de ses collaborateurs dont le conseiller municipal d’Eséka Aminou Mohamadou qui fait un bilan élogieux du maire à la tête de la commune en soutenant que « personne ne pourra réussir à salir son nom parce que c’est quelqu’un de droit et de déterminé ». Le défi qui s’impose au magistrat municipal exclu du parti est de s’acquitter des sommes dues et de réintégrer le parti.



