L’Assemblée des structures du Mouvement pour la renaissance du Cameroun de la région de l’Est se tenant dans un domicile privé d’après le parti, a été interrompue sur ordre du sous-préfet de Bertoua 2e, Orfeo Benasconi Nkomo Mimbo’o.
24 heures après l’interruption de la réunion des militants de la fédération régionale du MRC de l’Est, le parti fait le point de la situation en dénonçant les manœuvres du « régime Biya-RDPC ». Le parti d’opposition s’insurge contre la dispersion brutale d’une réunion de ses militants dans un domicile privé dans une barrière par une dizaine de gendarmes.
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Au cours de cette interruption, les forces de maintien de l’ordre ont interpellé le secrétaire de la fédération régionale et le secrétaire de la fédération départementale du Lom et Djerem. « Embarqués de force sans mandat, sans procédure, sans état d’urgence. Ils ont été placés sous garant et remis en liberté » pour « Réunion publique non déclarée. Les faits remontent au dimanche 30 août 2026.
Pourtant, rétorque le MRC, une réunion publique se tient dans un lieu public ou bien ouvert au public. De ce fait, il dénonce un « acte de barbarie d’Etat commandité par le pouvoir en place » et lie cette intervention à une série d’autres actes commis dans le cadre d’une « escalade orchestrée ».
En font partie, le rejet de la candidature de Maurice Kamto à la présidentielle de 2025, l’interdiction de la première convention nationale extraordinaire du MRC en novembre 2025, la transmission au parti le 20 août d’une lettre datée du 19 août 2026 du ministère de l’Administration territoriale. Lettre notifiant au MRC le refus du ministre de prendre acte des résolutions de la convention de décembre 2025.
Face à ces actes, le MRC dénonce aussi la complicité de la justice qui se range du côté du Rdpc en bloquant les plaintes du MRC. La formation politique pointe du doigt des magistrats qui regardent « des extrémistes du pouvoir » matraquer des militants, violer la loi « sans broncher », « sans lever le petit doigt ». Dans une communication signée de son secrétaire général adjoint n°1, Roger Justin Noah, le MRC encourage ses militants à rester mobilisés.
Au-delà de cette sortie ce lundi, le MRC et le ministère de l’Administration territoriale sont en opposition sur la convention extraordinaire du 21 décembre 2026 tenue en visioconférence. Le ministre Paul Atanga Nji refuse de prendre acte des résolutions de la convention au motif que la convention n’a pas été déclarée au préalable auprès des autorités administratives. Dans une lettre en réponse, le parti conteste les termes du ministre et lui demande quelle autorité administrative est compétente pour recevoir la déclaration d’une réunion qui se tient en visioconférence.
Dénonçant la violation de la loi, la formation politique rappelle que d’après la loi, la tutelle n’intervient pas dans le fonctionnement des partis politiques. Aussi le parti exhorte-t-il le ministre à faire une bonne application de la loi no 90/056 du 19 décembre 1990. Le bras de fer qui s’est ouvert pourrait se poursuivre jusqu’à ce que la justice tranche.



