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Cameroun : le préfet interdit une manifestation du REDHAC à Douala

L’initiative "Lundi en Noir" attribuée aux responsables du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale vise à soutenir…

L’initiative « Lundi en Noir » attribuée aux responsables du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale vise à soutenir Me Alice Nkom, convoquée pour dernière fois à la préfecture pour s’expliquer.

L’autorité administrative interdit, pour « motif pris des velléités manifestes et évidentes de troubles à l’ordre public, la manifestation dénommée « Lundi en Noir » projetée par les responsables du REDHAC le lundi 16 décembre 2024 à 11 heures précises à l’esplanade de la préfecture de Douala ». Le préfet joint à cette interdiction des mesures pour dissuader de potentiels manifestants. « Tout attroupement, regroupement, toute marche, tout mouvement d’humeur et toute autre manifestation publique non déclarés » ce 16 décembre 2024 sur l’étendue du département du Wouri.

Sylyac Marie Mvogo instruit par ailleurs « la fouille systématique des véhicules et autres engins, des contrôles intensifs des personnes, des véhicules, des engins et matériels roulants ». Le patron du département du Wouri invite enfin les « honnêtes citoyens à ne pas céder à la manipulation et à se désolidariser de la défense des cette cause ignoble (qu’est l’homosexualité Ndlr) ». Les appelle à ne prendre part à cette manifestation à laquelle la participation peut engager la responsabilité pénale de chaque manifestant.

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A la suite du préfet, Me Alice Nkom envoie un message à ses « enfants « et « amis » déjà mobilisés pour la manifestation prévue ce lundi. Message publié dans ses réseaux sociaux le 15 décembre : « Je viens de recevoir un appel des services concernés m’informant que la convocation a été reportée au jeudi 19 décembre. Ils prévoient de m’envoyer une confirmation écrite demain matin (ce lundi Ndlr). En clair, le rendez-vous est annulé. Je vous tiendrai informés des développements de cette affaire en temps réel », a écrit l’avocate et présidente du conseil d’administration du REDHAC.

Le bras de fer entre le REDHAC et les autorités administratives a commencé à la suite de la déclaration de nullité du REDHAC et la suspension de ses activités par le ministre de l’Administration territoriale le 06 décembre dernier.

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