Le Conseil des chefs traditionnels de la région de l’Ouest signale l’usage anarchique des armoiries sacrées et interpelle les fils et filles des communautés de l’Ouest.
Dans leur rôle de gardiens et protecteurs du patrimoine culturel des communautés de l’Ouest, les chefs traditionnels de ladite région alertent sur le mauvais usage des attributs traditionnels. Le Conseil qui regroupe lesdits chefs attire l’attention des fils et filles de l’Ouest installés au pays ou à l’étranger sur l’usage qu’ils font des objets sacrés. Le conseil exprime son indignation face à la profanation récurrente et à l’usage anarchique du Ndop, des peaux de panthères, des tabourets traditionnels, des chapeaux, des cauris, des cornes, et autres insignes de dignité et de pouvoir. Qui sont utilisés ‘’à tort et à travers, au mépris des règles coutumières qui en régissent strictement l’usage’’, lance le conseil dans un message.
Les rois décrient ainsi ce qu’ils qualifient de ‘’cacophonie observée’’ et tirent la sonnette d’alarme au regard de la situation. Eux qui se définissent comme des garants de l’authenticité des rites des communautés, indiquent que ces dérives contribuent à créer »une confusion totale dans la hiérarchisation des valeurs et des symboles ». Le risque étant de fragiliser les fondements de l’organisation sociale et culturelle.
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Pour éviter d’en arriver à ce niveau, les chefs traditionnels rappellent les fils et filles des communautés de l’Ouest à l’ordre. Procédant par la sensibilisation, ils exhortent ces derniers à se rapprocher de leurs chefferies supérieures respectives. Ils y recevront des enseignements, la formation et l’initiation nécessaire en vue d’un usage approprié des attributs traditionnels. Tout comme ils y subiront des rites d’initiation, de purification et de réhabilitation en cas de besoin.
L’alerte des chefs traditionnels de l’Ouest se présente aussi comme une mesure visant à limiter l’imposture de ceux qui peuvent, par l’usage de ces attributs, usurper des titres à des fins personnelles. Elle résonne au moment où plusieurs communautés du Cameroun en dehors de l’Ouest prennent des initiatives pour restaurer ou réhabiliter le patrimoine culturel menacé d’extinction.



