Le vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, Mamadou Mota, s’en prend au président du Parti de l’Alliance libérale, Célestin Bedzigui qui a dénoncé une « volonté féroce de diabolisation » du chef de l’État.
Une publication récente sur Facebook de l’image du président de la République entraine des réactions mettant aux prises des hommes politiques connus de la scène camerounaise. La publication affichait le portrait du chef de l’État Paul Biya sur le front duquel un nombre apparaissait et en sous-titre des mots pour qualifier. Ladite publication a été faite sur le compte « Maurice Kamto officiel ». Au vu cette publication, célestin Bedzigui, président du Parti de l’alliance libérale (Pal) a fait une sortie pour dénoncer « l’outrage de trop » de Maurice Kamto, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc).
Selon le président du Pal, le portrait et les différentes marques qui y ont été portées, participent « d’une volonté féroce de diabolisation du président de la République ». A son sens, les mentions portées sur le portrait de l’homme d’État renvoient à « satan » et sont « infâmes ». Pour lui, Maurice Kamto a commis un acte de « profanation » de l’image du président Paul Biya qui incarne l’institution présidentielle que tout citoyen a l’obligation de respecter. Le président du Pal n’a pas réservé les mots pour manifester son indignation dans la suite du texte. Qualifiant Maurice Kamto de « looser enivré de haine » ou de hors la loi, il a demandé aux autorités de la République de réagir sans complaisance et de répliquer avec fermeté.
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En réaction à cette publication, Mamadou Mota, vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) fait remarquer que la liberté et la critique font partie de la démocratie. Et que « la République n’est pas une religion, le chef de l’État n’est pas un demi-dieu intouchable. Il est un élu, soumis au feu de la critique, de l’humour, et même du mauvais goût ». Par ailleurs, en appelant les autorités à réagir, l’opposant pense que le leader du Pal appelle plutôt « à la police de la pensée ». Pour lui et dans l’ensemble, le texte du Célestin Bedzigui « ne respire pas l’amour de la patrie, mais la peur panique de déplaire au Prince » qui est le chef de l’État.



