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Cameroun : Me Emmanuel Simh dénonce la confiscation du corps d’Anicet Ekane

L’avocat et vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) s’alarme pour le dénoncer du refus des autorités de…

L’avocat et vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) s’alarme pour le dénoncer du refus des autorités de libérer la dépouille d’Anicet Ekane en vue de l’inhumation.

 

C’est le silence administratif qui répond encore la famille d’Anicet Ekane, l’opposant mort en détention le 1er décembre dernier. Par l’entremise de leurs conseils Me Emmanuel Simh et Me Hippolyte Meli, les ayant droits du défunt ont sollicité auprès du secrétaire d’État à la défense chargée de la gendarmerie de prononcer la levée des restrictions sur la dépouille de l’homme politique. Mais, plus d’une semaine après, les autorités concernées n’ont pas donné une suite favorable à cette demande. Face à ce silence qui dure, Me Emmanuel Simh a fait une sortie pour dénoncer le silence qui peut être interprété comme un refus.

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Dans son post, l’avocat et cadre du Mrc dénonce une double peine appliquée à Anicet Georges Ekane : « La mort sans jugement, sans oxygène » et « la profanation de son corps encore sous main de justice alors que l’action publique est éteinte ». Le tout pour punir des « crimes » dont il était accusé, en l’occurrence, « avoir investi Maurice Kamto et soutenu plus tard Issa Tchiroma » à l’élection présidentielle.

L’avocat qui a défendu et soutenu l’opposant dans le cadre du collectif engagé en faveur des militants du Mrc et soutiens d’Issa Tchiroma Bakary mis aux arrêts, s’interroge pour mettre la pression sur les autorités. « Veut-on continuer à punir un mort ? Ou alors on craint qu’il continue à « faire le désordre »? Ou encore le cercueil qu’on était prêt à lui acheter est toujours en fabrication ? ». L’homme politique et de droit demande, comme la famille biologique et la famille politique d’Anicet Ekane, de pouvoir avoir la possibilité d’organiser ses obsèques.

Cependant, comme les autorités militaires et le gouvernement l’ont annoncé, une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités potentielles liées à la mort de l’opposant. Ni le ministère de la Défense ni celui de la Communication n’ont pas encore communiqué sur l’issue de cette enquête.

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