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Cameroun : plus de 169 200 jeunes inscrits sur les listes électorales en 2026

La proportion des jeunes inscrits sur les listes électorales au cours de la campagne de révision 2026 est le double…

La proportion des jeunes inscrits sur les listes électorales au cours de la campagne de révision 2026 est le double du nombre d’adultes pointés. Le chiffre semble être révélateur à plus d’un titre.

 

Les chiffres rendus publics par la direction générale des élections au terme de la campagne de révision des listes électorales couvrant la période de début janvier à fin août 2026 sont parlants. Ils révèlent l’engouement d’une bonne partie de la jeunesse à participer aux affaires politiques du pays. D’après ces chiffres, 169 225 jeunes, dont 103 230 jeunes hommes et 65 995 jeunes femmes ont été inscrits au cours de la campagne 2026, contre 83 605 adultes de plus de 35 ans. Soit un taux d’inscription des jeunes de moins de 35 ans équivalent à 66,93% contre 33,07% pour les adultes de plus de 35 ans.

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La proportion des jeunes indique en filigrane le poids que ces derniers peuvent peser dans le fichier électoral et sur les résultats d’une élection. Leur nombre est le double de celui des adultes en raison du fait que dans cette tranche se trouvent les jeunes qui viennent d’atteindre la majorité électorale fixée à 20 ans et ceux qui, l’ayant atteint depuis quelques années, veulent s’intéresser à la politique.

En outre, cette tranche est parmi les plus denses au sein de la population camerounaise. Elle est une composante de la tranche de 15 à 35 ans qui constitue une masse de 35 à 36% de la population du Cameroun, d’après l’Institut national de la statique. Avec les femmes et les personnes vivant avec un handicap, la jeunesse est l’une des cibles privilégiées d’Elecam. Les campagnes de communication incitant les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales déployées ces deniers mois par Elecam ont ciblé ces catégories sociales, qui manifestent souvent des réticences face aux affaires politiques.

Ces réticences s’expliquent par le fait des discours selon lesquels les postes politiques sont en grande majorité attribués aux hommes expérimentés, tandis que les jeunes et les femmes accompagnent ces derniers. Le désintérêt des jeunes s’expliquait aussi en partie par un autre discours des aînés incitant à la peur en faisant croire aux jeunes que la politique est dangereuse.

Pourtant, grâce à l’argument du nombre, la jeunesse peut obliger les candidats aux élections à se plier à leurs exigences au moment des consultations électorales. Elle peut exercer son influence sur le choix des candidats en privilégiant ceux qui présentent des projets favorables à la résolution de leurs problèmes. Il s’agit en particulier de la réduction du chômage qui touche environ 35% des jeunes de 15 à 35 ans en 2024 selon les données de la Banque mondiale, du sous-emploi, des difficultés d’accès à la terre, des difficultés d’accès aux sphères de prise de décision, des mauvaises conditions de vie, et bien d’autres.

À voir l’initiative des jeunes qui veulent se lancer à la conquête des sièges au sein des conseils municipaux et à l’Assemblée nationale en 2027, les chiffres de la campagne de révision 2026 indiquent une certaine tendance à la prise de conscience d’une jeunesse décidé à prendre les commandes pour changer leur pays.

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