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Cameroun : Sara TIMB, parmi les voix africaines mises en lumière par la Fondation dirigée par Achille Mbembe

De sa participation au 9e Congrès mondial contre la peine de mort à Paris à la campagne « 31 voix…

De sa participation au 9e Congrès mondial contre la peine de mort à Paris à la campagne « 31 voix pour les féminismes africains », en passant par une mise en lumière dans Afrikher Magazine, la jeune Camerounaise voit sa parole circuler dans des espaces africains et internationaux.

 

Littérature, citoyenneté, droits humains, démocratie et féminismes africains : ces dernières semaines ont placé la Camerounaise Sara TIMB au croisement de plusieurs espaces de réflexion et d’action, au Cameroun comme à l’international.

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Écrivaine multirécompensée, entrepreneure sociale et doctorante en biotechnologies végétales, elle a récemment participé au 9e Congrès mondial contre la peine de mort, à Paris, avant d’être sollicitée par la Fondation de l’Innovation pour la Démocratie, dirigée par l’intellectuel camerounais Achille Mbembe, pour prendre part à la campagne panafricaine « 31 voix pour les féminismes africains ».

Elle figure également dans le numéro Été 2026 d’Afrikher Magazine, qui lui consacre un entretien dans sa rubrique « Secteur d’avenir : Culture – Littérature ».

Ces différentes actualités, qui relèvent de registres distincts, dessinent progressivement le même fil : celui d’une jeune Camerounaise dont la parole et les engagements trouvent un écho dans des espaces culturels, citoyens, panafricains et internationaux.

 De Paris à la campagne « 31 voix pour les féminismes africains »

Du 30 juin au 2 juillet 2026, Sara TIMB a pris part au 9e Congrès mondial contre la peine de mort, organisé à Paris par ECPM (Ensemble contre la peine de mort).

Invitée en tant que Jeune Ambassadrice contre la peine de mort, elle y a porté une parole engagée en faveur de l’abolition de la peine capitale et a notamment été sélectionnée parmi les 09 jeunes pour rendre hommage à Robert Badinter, figure historique du combat abolitionniste en France.

Elle a également été l’une des jeunes ambassadrices conviées à un échange en comité restreint avec Emmanuel Macron, aux côtés des lauréats de l’Initiative Marianne, dans le cadre des échanges consacrés aux enjeux liés aux droits humains, à la démocratie et à l’engagement des nouvelles générations.

Cette séquence a constitué l’un des temps forts de sa participation au Congrès, en lui offrant un espace de dialogue direct avec le président de la République française autour de questions qui traversent son propre engagement citoyen.

Dans le cadre de cette participation, elle a également été amenée à porter une dimension camerounaise et culturelle de cet engagement, notamment à travers la récitation, en tunen, langue de son héritage maternel, d’une citation de Robert Badinter.

Quelques semaines plus tard, une autre invitation est venue inscrire sa parole dans un espace panafricain consacré aux transformations démocratiques et à la place des femmes.

Une voix camerounaise parmi les « 31 voix pour les féminismes africains »

 

La Fondation de l’Innovation pour la Démocratie, organisation panafricaine qui œuvre à faire émerger, soutenir et mettre en dialogue de nouvelles idées et initiatives autour de la démocratie en Afrique, a sollicité Sara TIMB pour participer à sa campagne « 31 voix pour les féminismes africains ».

Dirigée par le professeur Achille Mbembe, la Fondation a réuni, à travers cette campagne, 31 femmes africaines issues de différents pays, générations et horizons afin de faire entendre la pluralité des expériences et des visions portées par les femmes du continent.

Invitée à partager une réflexion personnelle sur les féminismes africains, le leadership et la place des femmes dans les sociétés, Sara TIMB a proposé un texte placé sous le signe de l’urgence :

« Il est presque minuit, pont fragile vers les lumières du jour, qui nous somme de ne pas rater l’heure du réveil autour de l’essentiel : protéger les femmes, garantir leurs droits, libérer leurs talents et reconnaître enfin la place centrale qu’elles occupent dans la construction des sociétés que nous appelons de nos vœux. Car un pays qui protège ses femmes protège son présent et son avenir. Et lorsque l’aube se lèvera enfin sur nos pays, qu’elle se lève aussi sur des Républiques qui savent désormais défendre leurs filles et leurs femmes. »

À travers cette contribution, elle place la question des femmes au cœur d’une réflexion plus large sur la construction des sociétés et des Républiques africaines.

Sara TIMB
© Sara TIMB

Une trajectoire également mise en lumière par Afrikher Magazine

Cette actualité panafricaine intervient alors que Sara TIMB figure dans le numéro Été 2026 d’Afrikher Magazine, magazine féminin premium consacré aux trajectoires féminines inspirantes. Elle y fait l’objet d’un entretien consacré à son parcours, dans la rubrique « Secteur d’avenir:  Culture-Littérature ». Cette mise en lumière revient sur une trajectoire à la croisée de la création littéraire, de l’éducation, de l’entrepreneuriat social et de l’engagement citoyen.

Fondatrice de THE POETBUILDERS et promotrice du programme J’écris Au Cameroun, Sara TIMB développe depuis plusieurs années des initiatives destinées notamment à favoriser l’accès des jeunes à la littérature, à la culture et aux espaces d’expression.

Son travail d’écrivaine participe de cette même démarche. Son ouvrage « Les mémoires d’une terre camerounaise », publié en 2025, explore notamment les blessures liées à la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.

Pour la jeune Camerounaise, cette visibilité ne saurait toutefois constituer une finalité en soi. Elle s’inscrit dans une ambition plus large : contribuer, par la pensée, la littérature, la transmission et l’action citoyenne, aux conversations qui façonnent les sociétés africaines.

« Je crois profondément que nos sociétés ont besoin de femmes et de jeunes capables non seulement de prendre place dans les espaces qui existent, mais aussi de contribuer à redéfinir les espaces dans lesquels se pense leur avenir », souligne Sara TIMB.

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