EN CE MOMENT


Cemac : 32,8% de la population vivent dans l’extrême pauvreté (Banque mondiale)

Ce pourcentage représente le tiers de la population au sein  de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale. Dans son…

Ce pourcentage représente le tiers de la population au sein  de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale.

Dans son rapport, « Baromètre économique de la CEMAC », la Banque mondiale révèle qu’en 2024, 32,8 % de la population de la CEMAC vivait avec moins de 2,15 dollars par jour, soit environ 1 229 FCFA, selon le critère de parité de pouvoir d’achat (PPA) de 2017. En chiffres absolus, cela représente 20,76 millions de personnes sur une population totale estimée à 63,3 millions. Comparé à 2023 (32,2 %), l’indice progresse de 0,6 point.

Cette hausse est, selon l’institution, due au fait que « les récents progrès économiques n’ont pas été suffisamment inclusifs pour permettre à un nombre significatif de personnes de sortir de la pauvreté. Au contraire, la part des personnes pauvres comme leur nombre absolu augmente », peut-on lire dans le rapport publié ce mois de juin 2025.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



La situation varie sensiblement selon les pays membres de la CEMAC. En République centrafricaine, le taux de pauvreté atteint 68 %, soit 3,4 millions de personnes sur 5,9 millions. Viennent ensuite le Congo avec 47 % (soit 2,9 millions sur 6,2 millions), le Tchad avec 40 % (8,1 millions sur 20,3 millions) et le Cameroun avec 23 % (6,8 millions sur 29,4 millions). Seuls le Gabon et la Guinée Equatoriale affichent un nombre moins élevé de personnes pauvres en 2024. Selon cette institution de Bretton Woods, 3% de Gabonais soit 75 000 sur 2,5 millions sont pauvres. En Guinée Equatoriale c’est 5% de la population (1,9 million de personnes), soit 95 000 personnes qui sont en situation de pauvreté extrême.

Le rapport alerte également sur une réalité encore plus alarmante lorsqu’on applique des seuils de pauvreté plus élevés : 58,2 % de la population vivrait avec moins de 3,65 dollars par jour, et 82,1 % avec moins de 6,85 dollars. Cette situation est attribuée à la faible croissance du revenu par habitant, combinée à une mauvaise qualité de l’emploi et à une exclusion persistante du marché du travail formel.

Pour freiner l’aggravation de la pauvreté, la Banque mondiale recommande une réforme en profondeur des politiques économiques locales. Cela inclut la création d’un environnement favorable à l’entrepreneuriat, l’investissement dans l’emploi des jeunes, le développement des exportations, ainsi que l’accélération de la mise en œuvre des réformes prévues par le PREF-CEMAC II et le Programme économique régional (PER). En comparaison, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) affiche une meilleure situation, avec un taux de pauvreté extrême de 22,5 %.

Suivez l'information en direct sur notre chaîne

À LIRE AUSSI

À LIRE AUSSI

2 mars 2026

L’organisation internationale médicale d’urgence Médecin sans frontière a lancé un appel d’offres en…

2 mars 2026

De passage dans la région du Nord, le chef de la Coopération allemande…

2 mars 2026

Le 27 février 2026, l’association Seed of Health and Development (SHAD) a présenté les…