Le président de la République du Cameroun dispose encore de deux jours pour convoquer le corps électoral ou prendre une autre décision relative au prochains scrutins municipaux.
Depuis quelques semaines, les Camerounais qui s’intéressent à la politique et surtout au calendrier électoral de l’année 2026 attendent le signal du président Paul Biya. Il est attendu du chef de l’État qu’il convoque le corps électoral et fixe la date de la tenue des élections législatives et municipales au terme des mandats prorogés des députés et des conseillers municipaux. En lisant les dispositions légales sur la question et en effectuant des calculs sur la base de la fin du mandat des conseillers municipaux, la convocation du corps électoral pour les municipales devrait intervenir le 10 février 2026.
Dans ce contexte, des acteurs politiques sont en alerte, scrutant le moindre acte présidentiel pour être fixés sur la suite des événements. Hier dimanche, le député Cabral Libii lançait le compte à rebours en précisant qu’au plus le mardi 10 février 2026 « le président de la République va signer un décret soit pour convoquer le corps électoral, soit pour proroger de quelques semaines le mandat des conseillers municipaux ». La question qui se pose est celle de savoir si une nouvelle prorogation serait légale. Avant la fin du mandat des conseillers municipaux en 2018, le président de la République a pris un décret pour proroger ce mandat du 12 mois. Paul Biya avait pris plus tard un autre décret pour proroger une seconde fois le mandat de quatre mois avant de décider de la tenue des élections le 09 février 2020.
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Dans le cas d’une nouvelle prorogation, la durée ne pourrait excéder trois mois, la première prorogation ayant accordé 15 mois supplémentaire au conseillers municipaux élus en 2020 et dont le mandat devait s’achever le 25 février 2025. Le Code électoral en son article 170 (1 et 2) prévoit une prorogation du mandat des conseillers municipaux pour une durée n’excédant pas 18 mois. Ladite prorogation est faite en cas de nécessité par décret du président de la République après consultation du gouvernement et du bureau du Sénat.



