Selon le rapport de l’Institut national de la statistique (INS) publié en septembre 2026, l’investissement progresse de 1,9% en 2025 après 4,3% en 2024 pour une contribution de 0,4 point au PIB.
Le privé rebondit à +6,6% après +0,4%, tandis que le public recule de -0,2% après +18,8%. Les exportations reprennent à +1,0% après -5,1%, mais les importations s’accélèrent à +5,1% après -2,9%. Le solde extérieur pèse à -0,8 point contre -0,2 point en 2024.
D’après le rapport sur la situation économique 2025 publié par l’Institut national de la statistique, l’investissement confirme son ralentissement. Il augmente de 1,9% en 2025, après une hausse de 4,3% en 2024, relève l’INS. Cette évolution résulte d’une progression de la formation brute de capital fixe de 5,1% et d’une contribution négative de la variation des stocks. L’investissement contribue pour 0,4 point à la croissance du PIB.
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Le privé à +6,6% prend le relais d’un public en repli
Le rapport de l’INS met en évidence une rupture entre les deux composantes. L’investissement privé retrouve du dynamisme avec une croissance de 6,6% après 0,4% en 2024. Cette progression, souligne l’Institut, s’explique notamment par la poursuite des investissements dans les secteurs agro-industriel, manufacturier, minier et des infrastructures productives. Plusieurs projets structurants dans les secteurs agricole, industriel et minier ont été engagés ou mis en service en 2025, renforçant progressivement les capacités de production nationales.
À l’inverse, l’investissement public affiche une légère contraction de 0,2%, après une forte croissance de 18,8% en 2024, d’après l’INS.
Exportations : légère reprise de 1,0%
S’agissant du commerce extérieur, l’INS note une légère reprise des exportations en volume de 1,0% en 2025, après le repli de 5,1% enregistré en 2024. Cette amélioration résulte principalement de la reprise des exportations de services (+21,0% après -21,8%), tandis que les exportations de biens reculent de 3,8%. Les exportations contribuent positivement à la croissance du PIB à hauteur de 0,2 point, après une contribution négative de 0,9 point en 2024.
Importations à +5,1% : le solde se dégrade à -0,8 point
L’Institut pointe une accélération des importations en volume à 5,1% en 2025, après une baisse de 2,9% en 2024. Cette hausse est portée à la fois par les importations de biens (2,3%) et surtout par les importations de services (24,2%). Les importations contribuent négativement à la croissance du PIB à hauteur de 1,0 point, contre une contribution positive de 0,6 point en 2024.
En définitive, conclut l’INS, le solde des échanges extérieurs de biens et services a davantage pesé sur la croissance économique en 2025. Sa contribution à la croissance du PIB est négative et estimée à -0,8 point, contre -0,2 point en 2024.




