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Le Festival du film européen célèbre la jeunesse camerounaise

Autour de la piscine de la résidence de l’ambassadeur de l’Union européenne au Cameroun et pour la Guinée équatoriale, le…

Autour de la piscine de la résidence de l’ambassadeur de l’Union européenne au Cameroun et pour la Guinée équatoriale, le cinéma s’est invité au soir du lundi 09 février 2026, pour lancer la quatrième édition du Festival du film européen (FFE 2026).

Un cocktail où se mêlaient diplomates, cinéastes et passionnés du septième art, tous réunis autour d’une ambition commune : faire du cinéma un vecteur d’échange et de réflexion sur l’avenir. Cette année, le festival a choisi de placer la jeunesse au cœur de ses préoccupations avec le thème “Cinéma de demain : na weti ?”. Une formule qui interroge, dans un mélange de français et de pidgin, la place des nouvelles générations comme force créative et porteuse d’espoir. Jean-Marc Châtaigner, ambassadeur de l’UE au Cameroun et pour la Guinée équatoriale, a d’emblée planté le décor : « Il y a plusieurs jeunesses », a-t-il rappelé, insistant sur la diversité des réalités que le festival entend toucher à travers quatre régions du pays.

Du 10 au 23 février, le FFE 2026 sillonnera Yaoundé, Ébolowa, Douala, Penka-Michel et Bafoussam, proposant projections et masterclass. Une itinérance qui répond à une volonté affichée : démocratiser l’accès au cinéma au-delà des grandes métropoles. « C’est l’opportunité d’atteindre les gens qui n’ont pas accès tous les jours au cinéma », a souligné l’ambassadeur, évoquant la construction de ponts entre les cultures européenne et camerounaise.

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Une réalisatrice camerounaise à l’honneur

La soirée a offert un moment fort avec la projection d’“Imbroglio”, court-métrage de 24 minutes signé Aïssatou Njayou, actrice et réalisatrice camerounaise. En français avec le sous-titrage en anglais, le film a captivé l’assistance par son suspense et son traitement de questions sensibles : dépravation des mœurs, dilemmes amoureux d’une jeune fille tiraillée entre ses ambitions et ses attaches sentimentales.

Les réactions n’ont pas tardé. Ulrich Takam, comédien, a salué “une belle écriture” et “une belle réalisation”. Bassek Ba Kobhio, réalisateur et entrepreneur culturel, s’est montré plus nuancé, reconnaissant la qualité du travail tout en pointant les défis qui attendent les femmes cinéastes : « Pour les filles, faire une carrière, c’est difficile. Elle s’est mariée, et donc ça change complètement les données du problème », observe-t-il.

Au-delà des écrans, c’est bien une réflexion sur l’avenir qui s’amorce. Le festival ne se contente pas de projeter des films, il ouvre des espaces de dialogue sur les défis de demain, dans une démarche où culture rime avec construction collective. Rendez-vous est pris dans les différentes villes pour deux semaines de célébration du septième art, européen et camerounais confondus.

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