Le ministre des Transports camerounais, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe explique que ce navire ne bénéficiait plus du droit de battre pavillon camerounais. Ses activités illicites ne sauraient engager la responsabilité de l’Etat du Cameroun.
D’après le ministre des Transports autorité maritime nationale, le navire Smyrtos numéro IMO 9389100 intercepté dans la Manche le 14 juin par l’armée britannique présentée comme battant pavillon camerounais ne devrait plus être relié à l’État du Cameroun. Ce navire a été originellement radié du registre international camerounais de navires le 25 mai 2026. C’était dans le cadre de l’opération d’assainissement et de sécurisation du pavillon camerounais engagée par les autorités maritimes nationales, peut-on lire dans un communiqué du en date du 15 juin 2026.
Pourtant, le 14 juin dernier, les médias internationaux, en particulier l’agence de presse Reuters, ont annoncé que les forces armées britanniques ont mené une opération dans la Manche. Ladite opération a conduit à intercepter le pétrolier de la ‘’ flotte fantôme’’ russe soumis à des sanctions internationales. Le navire en question battait pavillon camerounais, ont annoncé les médias.
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Cependant, le ministre Ngalle Bibehe rappelle qu’au moment des faits, le navire Smyrtos ne bénéficiait plus du droit de battre pavillon camerounais et ne relevait plus de de la juridiction maritime du Cameroun. Par conséquent, la République du Cameroun ne saurait être tenu responsable des activités illicites menées par ce navire ayant obtenu ou utilisé des documents et déclaration frauduleux.
Le gouvernement camerounais par l’entremise du ministre des Transports s’insurge ainsi contre la diffusion d’informations inexactes. Et déclare avoir engagé des démarches auprès du gouvernement du Royaume Uni, de l’agence Reuters et des autorités ayant intercepté le navire à l’effet de prendre en compte la situation juridique réelle du navire et que les informations publiées soient rectifiées.




