Le 6è adjoint au maire de la commune de Douala 5è et fervent soutien de l’opposant Issa Tchiroma Bakary trouve que face aux institutions « détournées », il ne reste plus que la prière.
Les tensions post-électorales que le Cameroun a connues en 2025 continuent de faire parler des acteurs politiques militant dans les rangs de l’opposition. Et qui n’ont pas cessé de revendiquer leur victoire au dernier scrutin présidentiel. Ce 06 janvier 2026, Joseph Espoir Biyong, l’un des grands soutiens de l’opposant Issa Tchiroma Bakary qui s’est autoproclamé vainqueur à la présidentielle, appelle Dieu au secours face à la situation du Cameroun. L’adjoint au maire de Douala 5è n’en peut plus, lorsque « les institutions sont détournées pour opprimer ».
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Pour lui, il reste une seule voie pour que la justice et la vérité triomphent. Cette voie, c’est la prière. L’homme politique croit ainsi en la puissance de la prière « pour un Cameroun nouveau, où règnent la paix et la justice ». Il croit aussi que la prière peut faire ramener Issa Tchiroma Bakary au Cameroun, lui qui est exilé en Gambie, « pour que cesse la tyrannie, pour que les fraudes électorales et les violences cessent ». L’opposant croit enfin que la prière peut aboutir à une transition « qui mettra en place la troisième République » au Cameroun.
La prière du maire Espoir Biyong sonne comme un aveu d’échec de l’opposition face au régime dans le combat mené ces derniers temps contre les freins à la démocratie. Le jeune maire s’est battu comme il pouvait pour défendre la « victoire » du candidat Tchiroma, ce qui lui a valu une convocation administrative par le préfet du Wouri. L’élu local, bien qu’avoir modéré les prises de parole à travers les médias classiques, maintient le régime de publications sur les réseaux sociaux. Ils dénoncent « l’oppression », la « tyrannie », « la violence », le « mensonge » les inégalités.
Au moment où il lance l’appel à la prière pour le retour de Issa Tchiroma Bakary au Cameroun, l’opposant exilé en Afrique de l’Ouest avait déjà, le 31 décembre dernier, annoncé son retour imminent sur le territoire camerounais en déclarant à ses concitoyens qu’il sera bientôt parmi eux.




