Face à la multiplication des immatriculations jugées irrégulières dans certaines réserves forestières, le gouvernement camerounais tente de resserrer l’étau.
Dans une correspondance datée du 12 février 2026, le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Henri Eyebe Ayissi, a saisi les préfets à l’attention des sous-préfets afin de renforcer la coordination administrative dans le traitement des dossiers d’immatriculation.
Cette instruction intervient dans un contexte marqué par des préoccupations croissantes autour de la protection du patrimoine forestier national. Selon le ministre, plusieurs réserves forestières, pourtant destinées à la conservation et à la gestion durable des ressources, font l’objet de procédures d’immatriculation foncière irrégulières. Une situation qui pourrait compromettre les efforts de préservation de ces espaces protégés.
S’appuyant notamment sur une correspondance du Ministère des Forêts et de la Faune, le membre du gouvernement demande aux autorités administratives territoriales d’inviter systématiquement les responsables compétents du Ministère des Forêts et de la Faune aux travaux de la commission consultative d’immatriculation. Cette participation devra intervenir aussi bien dans les procédures de concession que dans les immatriculations directes des dépendances du domaine national.
Pour le ministre, cette mesure vise à garantir une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux dans l’examen des dossiers fonciers, en attendant une éventuelle évolution des textes encadrant la composition statutaire de ladite commission.
Henri Eyebe Ayissi insiste ainsi sur la stricte observation de cette directive, présentée comme un levier essentiel pour préserver les engagements de l’État en matière de conservation des réserves forestières et assurer le respect de la réglementation en vigueur.
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