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Cameroun : un avocat conteste la limitation du parrainage à l’EASA 2026

Dans une correspondance adressée au Bâtonnier et aux membres du Conseil de l’Ordre des Avocats au Barreau du Cameroun, Me…

Dans une correspondance adressée au Bâtonnier et aux membres du Conseil de l’Ordre des Avocats au Barreau du Cameroun, Me Nlend dénonce une décision limitant le parrainage des candidats à l’Examen d’aptitude au stage d’avocat (EASA) session 2026.

La tension monte au sein de Ordre des Avocats au Barreau du Cameroun (OABC) à la suite d’un communiqué publié le 13 février 2026 par le Bâtonnier. En cause : une résolution issue d’une réunion du Conseil de l’Ordre, tenue le même jour, relative aux modalités de candidature à l’Examen d’aptitude au stage d’avocat (EASA), session 2026.

Dans sa lettre de contestation signée le 24 février 2026, Me Nlend, avocat et conseil en propriété industrielle basé à Yaoundé, dit « prendre acte » du communiqué, tout en exprimant de vives réserves, notamment sur le « point 3 relatif à la limitation du parrainage ».

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L’avocat estime que le Conseil de l’Ordre aurait outrepassé les compétences que lui confère l’article 55 de la loi n°90/059 du 19 décembre 1990 portant organisation de la profession d’avocat au Cameroun. Il relève également l’absence de publication du procès-verbal des délibérations, qu’il considère contraire aux dispositions de l’article 11 alinéa 3 de l’arrêté n°41/DPJ/SG/MJ du 12 avril 2005 portant homologation et publication du règlement intérieur du Barreau.
Selon lui, l’interprétation faite par le Conseil des textes encadrant le parrainage constitue une restriction injustifiée d’un droit reconnu aux avocats remplissant les conditions légales.

Me Nlend souligne par ailleurs une incohérence qu’il juge préoccupante : la liste actuelle des stagiaires ferait apparaître que certains cabinets, y compris ceux de membres du Conseil de l’Ordre, compteraient déjà plus de trois, voire jusqu’à dix stagiaires.
« Sommes-nous donc dans un Barreau de faveur où quelques-uns ont droit à certains privilèges tandis que d’autres se voient privés de leurs droits ? », interroge-t-il dans sa correspondance.

Pour l’avocat, limiter le nombre de parrainages reviendrait à instaurer une inégalité entre confrères, alors même que l’article 9 de la loi précitée définit les conditions objectives permettant à un avocat de parrainer un candidat.

Agissant « en son nom et pour son compte », Me Nlend formule deux requêtes principales :
La révision pure et simple de la limitation du droit au parrainage, afin de permettre à tous les avocats remplissant les conditions légales de parrainer conformément aux textes en vigueur ;
La publication et la communication du procès-verbal de la session du Conseil de l’Ordre ayant abouti aux résolutions annoncées, afin de permettre, le cas échéant, l’exercice des voies de droit.
Dans l’attente d’une réponse du Bâtonnier, cette contestation pourrait ouvrir un débat plus large sur la gouvernance interne de l’Ordre et l’égalité des avocats face aux règles encadrant l’accès à la profession.

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