Le juge de référé écarte le Manidem et la veuve d’Anicet Ekane de l’organisation de ces obsèques alors que les dernières volontés du défunt plaçaient ces derniers au centre de l’événement.
La justice a tranché le 13 avril dans l’affaire liée à l’organisation des obsèques de l’opposant Anicet Ekane, président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie décédé le 1er décembre 2025. Après l’assignation de la veuve aux fins de la désignation d’un organisateur des obsèques, le juge de référé dans sa décision confie l’organisation desdites obsèques au fils ainé du défunt, Muna Ekane. Une décision qui devait mettre un terme aux querelles entre la veuve, les enfants d’un précédent mariage et des frères et sœurs du défunt. La décision du tribunal écarte la veuve, le Manidem et d’autres personnes de l’organisation directe de ces obsèques qui restent très attendues. Eux qui avaient pourtant été désignés par le défunt lui-même avant sa mort.
Dans une déclaration audio rendue publique, Anicet Ekane confiait l’organisation de ses obsèques en priorité au Manidem qui devait en assurer la direction. Il mettait au centre Dongmo comme patron de l’organisation avec Simon Ekane et Ketchateng comme associés. Ces dernières volontés ne trouvant pas écho favorable auprès des différentes parties dont la veuve, les 11 frères, les enfants, le juge en a décidé autrement. Mais, toutes les parties concernées n’acceptent pas la décision judiciaire. Certaines annoncent la saisine de la cour d’appel et d’autres veulent boycotter l’organisation des obsèques.
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Mariane Simon Ekane par exemple trouve la décision de justice injuste lorsqu’elle conseille aux Manidem, à la veuve et au sept des 11 frères d’Ekane de boycotter l’organisation des obsèques. D’après elle, la décision va à l’encontre des dernières volontés d’Anicet Ekane et constitue sa ‘’deuxième mort’’. Pour cela, son avis est clair : laisser organiser les obsèques sans le Manidem et sept des onze frères d’Ekane.
Prévues du 23 au 25 avril 2026, les obsèques du président du Manidem ne sont pas certaines. Le juge de référé n’a pas précisé les dates et lieu dans sa décision. Il a plutôt donné injonction à l’hôpital Laquintinie de Douala de ne pas remettre le corps d’Anicet Ekane à sa veuve.



