Dominant largement les flux commerciaux avec le Golfe, Abou Dhabi s’impose comme un partenaire clé, malgré des transferts financiers encore modestes.
Sur la dernière décennie, les Émirats arabes unis se sont hissés au rang de premier partenaire commercial du Cameroun dans le Golfe, concentrant en moyenne 50,3 % des recettes d’exportation vers la région. Loin derrière, le Koweït (27 %) et l’Arabie saoudite (18 %) complètent ce trio stratégique.
La structure des échanges reste toutefois peu diversifiée. En 2023, le bois a écrasé les exportations camerounaises vers les Émirats, représentant 82 % des volumes, avant de reculer brutalement à 17 % en 2024. L’or, qui pesait encore 7 % en 2023, disparaît presque totalement des flux l’année suivante. Ces variations traduisent une forte dépendance à quelques produits primaires et une volatilité marquée des débouchés.
En parallèle, les transferts de fonds en provenance des pays du Golfe demeurent limités. Entre 2022 et 2025, ils s’établissent à environ 11 milliards de FCFA par an. Les Émirats arabes unis concentrent près des deux tiers de ces envois (63,8 %), loin devant l’Arabie saoudite (13,6 %) renseigne l’Institut National de la Statistique.
Ce contraste entre poids commercial et faibles flux financiers souligne un partenariat encore déséquilibré, davantage tiré par les échanges de matières premières que par les investissements ou les diasporas.
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