Dans une publication faite ce 17 avril, alors que le pape est en visite au Cameroun, l’homme politique jette un regard critique sur les responsables des églises au Cameroun.
Le discours que le pape Léon XIV a prononcé au palais de l’Unité le 15 avril 2026 appelant à la paix, à l’examen de conscience, à la bonne gouvernance et à l’encadrement de la jeunesse, continue de résonner au sein de l’opinion. Ce vendredi, dans une publication, le vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, Mamadou Mota, s’inspire de cette »vérité » du Saint Père sur le Cameroun pour critiquer les évêques et les pasteurs.
D’après lui, au Cameroun, la foi est rare et la politique omniprésente. ‘’Nos prélats, devenus courtisans, ignorent le peuple, Rome à des milliers de km de Yaoundé écoute le cri de l’orphelin et de la veuve mieux que Monseigneur Mbarga. Derrière ce théâtre de courbettes, la jungle avance et l’âme du pays se meurt’’, s’insurge l’homme politique qui va plus loin en tentant d’opérer une classification entre les prélats les plus proches du peuple et ceux qui sont plutôt proche des politiques et des gouvernants. ‘’Il ne nous reste que 5-6 vrais évêques, les autres sont des politiques en soutane’’, conclut-il pour ce qui concerne l’Église catholique. Derrière les mots de l’opposant au régime de Yaoundé, se cache une opposition contre les hommes de Dieu qui se réservent d’annoncer l’Évangile en dénonçant les abus et dérives des plus forts sur les plus faibles.
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La société camerounaise étant une mosaïque de religions, la critique de l’homme politique ne s’arrête pas aux prélats de l’Église catholique. La foi chrétienne recule aussi à l’Église évangélique au profit d’autres dieux. D’après Mamadou Mota, le gouffre est désormais sans fond. Ils n’ont de Dieu et de peuple que les billets de ten ten’’ déclare l’opposant qui semble être conforté dans sa position d’opposant par le discours critique du vicaire du Christ à l’égard des gouvernants au Cameroun.



