Après un passage à vide en milieu d’année, le secteur primaire retrouve des couleurs au troisième trimestre 2025. Une reprise encore fragile, soutenue par quelques branches clés, mais freinée par l’essoufflement de l’agriculture vivrière.
Les comptes nationaux trimestriels publiés par l’institut National de la Statistique révèlent que le secteur primaire enregistre un léger redressement au troisième trimestre 2025, avec une progression de 0,8 % en glissement trimestriel. Cette amélioration intervient après une période de contraction et s’appuie principalement sur le regain d’activité dans certaines filières stratégiques.
En tête, l’agriculture industrielle et d’exportation rebondit nettement, affichant une croissance de 6,5 %, après un recul marqué de 6,6 % au trimestre précédent. La sylviculture et l’exploitation forestière participent également à cette dynamique, avec une hausse de 2,0 %, effaçant leur précédente contraction de 2,3 %. Ces deux segments, fortement exposés aux marchés extérieurs, tirent ainsi la reprise du secteur.
Cependant, cette embellie reste incomplète. L’agriculture vivrière ralentit fortement, sa croissance tombant à 0,1 % contre 2,3 % précédemment. De même, les activités d’élevage, de chasse et de pêche progressent plus modestement, à 0,6 % après 0,9 %. Ces contre-performances limitent l’ampleur de la reprise globale.
Sur un an, la tendance demeure plus préoccupante. La croissance du secteur primaire s’établit à seulement 0,2 %, confirmant un affaiblissement amorcé au trimestre précédent. Si l’agriculture vivrière (+3,6 %) et les activités d’élevage, chasse et pêche (+3,7 %) continuent de soutenir l’activité, leur dynamisme ne suffit pas à compenser la contraction de 3,4 % de l’agriculture d’exportation.
Au total, la contribution du secteur primaire à la croissance du PIB réel reste marginale, à 0,1 point. Dans le même temps, le déflateur sectoriel atteint 10,5 %, signe de tensions persistantes sur les prix agricoles. Entre reprise sectorielle et pressions inflationnistes, l’équilibre reste précaire.
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