Ivan Trésor MBOCK, secrétaire exécutif du Réseau des organisations de la société civile du Cameroun (RENOSCAM) exprime l’ambition de la structure d’accompagner les dynamiques citoyennes, de renforcer les capacités des organisations de la société civile et créer une plateforme de dialogue avec les collectivités locales.
RENOSCAM a été partenaire technique et financier de cette 7ᵉ édition. Pourquoi cet engagement ?
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RENOSCAM est une plateforme, née en 2025 et officiellement lancée le 11 avril 2026 à Douala Bépanda. Dès sa création, nous avons fait le choix de nous positionner comme un réseau structurant de la société civile camerounaise. Notre engagement comme partenaire technique et financier de ce forum s’explique par l’alignement naturel avec notre vision : accompagner les dynamiques citoyennes et renforcer les capacités des Organisations de la société civile (OSCs). Le 7ᵉ Forum PLAFOSCIL Littoral, porté par la PLAFOSCIL, constitue un cadre stratégique pour renforcer le dialogue entre OSCs et Collectivités territoriales décentralisées (CTDs), notamment dans la région du Littoral Cameroun, une clé pour le développement national.
Vous avez organisé un atelier de renforcement de capacités en marge du Forum. Quels en étaient les objectifs ?
Cet atelier s’inscrit directement dans notre plan d’actions 2026, qui met un accent particulier sur l’autonomisation des OSCs, notamment sur le plan financier. L’objectif était de doter les organisations d’outils concrets pour se structurer, renforcer leurs compétences et développer des activités génératrices de revenus. Nous avons donc organisé un atelier sur la mobilisation communautaire et la recherche de financements. Nous avons enregistré une mobilisation d’une trentaine d’ OSC venues de plusieurs localités, y compris des zones parfois difficiles d’accès, ainsi que la participation de nos coordonnateurs régionaux des grands bassins, notamment le Grand Centre et le Grand Sud.
Quelles perspectives de collaboration avec la PLAFOSCIL après ce Forum ?
Nous souhaitons inscrire ce partenariat avec la PLAFOSCIL dans la durée. L’idée est de co-construire des initiatives structurantes dans le Littoral, en matière de renforcement de capacités, d’innovation sociale et de développement d’activités économiques pour les OSCs.
Le Littoral étant un point névralgique du pays, nous voulons en faire un espace pilote pour expérimenter une société civile plus forte, plus organisée et plus impactante.
RENOSCAM affiche une ambition nationale. Quelle est votre feuille de route pour les prochains mois ?
Effectivement, notre ambition est à la fois nationale et ouverte à l’international. Le RENOSCAM regroupe à date environ 150 OSCs. À long terme noté priorité est là consolidation de ces acquis et à court terme, notre priorité reste toutefois la structuration et l’opérationnalisation des coordinations régionales, véritable socle de notre stratégie de mobilisation et d’ancrage territorial.
Dans les prochaines semaines, nous lancerons une vaste campagne de mobilisation des OSCs, couplée à l’installation progressive de coordinations régionales dans les grands bassins (Grand Littoral, Grand Ouest, Grand Centre, Grand Nord et diaspora), avec un objectif clair : fédérer plus de 500 OSCs.
Parallèlement, nous entendons renforcer nos partenariats avec l’ensemble des parties prenantes et portons le vœu de contribuer à l’émergence d’un cadre de dialogue inclusif avec les autorités publiques et à la construction d’un Cameroun plus fier, prospère et solidaire.




