L’homme politique, cadre de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) a quitté la scène des suites de maladie.
Saidou Maïdadi est décédé le 07 mai 2026 à l’hôpital général de Yaoundé. Le secrétaire à la communication de l’UNDP s’en va après avoir mené une activité politique au sein de trois partis politiques au moins. D’abord militant du Social Démocratique Front (SDF) parti auquel il adhère en 1992, dans un contexte de la montée de l’opposition, favorisée par le retour au multipartisme. Ayant accompagné le SDF et son président, devenu principal opposant à l’issue de la présidentielle de 1992, Saidou Maïdadi a embrassé les responsabilités. Devenant vice-président du SDF en 1999. Mais, son aventure dans ce parti politique ne dure plus longtemps. À cause des divergences avec le chairman Ni John Fru Ndi de regrettée mémoire, il a claqué la porte de la formation politique, fermant une page de son parcours politique.
Il se lance dans une autre aventure en chef d’orchestre, en créant son propre parti politique, l’Alliance des forces progressistes (AFP). Objectif, redynamiser la politique au Cameroun. Le parcours de l’homme ne s’arrêtera pas à l’AFP. Toujours animé d’une volonté de voir le Cameroun s’améliorer et fort des contraintes liées à l’environnement politique national, il migre vers l’UNDP, parti que préside l’ancien Premier ministre Bello Bouba Maïgari. Il s’imposera au fil du temps dans cette formation politique jusqu’à en être membre du bureau politique, secrétaire national à la communication. À ce titre, il sera l’une des figures les plus visibles, tant dans les médias que sur le terrain, d’un parti dont le président brille par la discrétion et n’apparaît en public que de manière occasionnelle. En tant que cadre dudit parti, Saidou Maïdadi contribue aussi aux victoires du parti au pouvoir à l’occasion des élections présidentielles successives. Et ce, à la faveur de l’alliance tissée entre le RDPC et l’UNDP.
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Fils de l’ancien gouverneur et ancien ministre Sadou Maïdadi, sa filiation le prédestinait à travailler pour le régime de Yaoundé comme son père. Mais, contre toute attente, il a choisi de se lancer dans l’opposition. Saidou Maïdadi s’en va après l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, en prélude de laquelle il a battu campagne pour Bello Bouba. Election à l’issue de laquelle l’UNDP ayant rompu l’alliance avec le RDPC n’a pas pu s’imposer au tableau des résultats. Son candidat ayant acquis 2,45% des suffrages et classé 4e.



