La Banque des États de l’Afrique centrale, avec l’appui du FMI, engage les travaux préparatoires d’une Monnaie Numérique de Banque Centrale.
Un projet destiné à moderniser les paiements, renforcer la souveraineté monétaire et accompagner la transformation digitale de l’économie sous-régionale.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale amorce un tournant majeur dans sa politique financière. La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a lancé, en collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI), les premières réflexions techniques autour d’une Monnaie Numérique de Banque Centrale (MNBC), appelée à devenir un nouvel instrument de modernisation monétaire dans la sous-région.
Face à l’essor mondial des paiements digitaux et des actifs numériques privés, la CEMAC entend préserver sa souveraineté financière tout en adaptant son système bancaire aux nouveaux usages. Le projet vise notamment à sécuriser davantage les transactions, fluidifier les paiements transfrontaliers et améliorer l’accès aux services financiers dans des zones encore peu bancarisées.
La future monnaie numérique pourrait également réduire les coûts des transferts intra-communautaires, renforcer la transparence des flux financiers et optimiser la circulation fiduciaire au sein des six États membres.
Pour garantir la crédibilité du dispositif, la BEAC mise sur une approche progressive et encadrée. Le FMI apporte son expertise sur les aspects réglementaires, technologiques et prudentiels, notamment en matière de cybersécurité et de gestion des risques.
Au-delà de l’innovation, ce chantier traduit une ambition politique : inscrire l’Afrique centrale dans la nouvelle économie numérique sans fragiliser les équilibres macroéconomiques. Avec cette initiative, la CEMAC affiche sa volonté de moderniser son architecture financière et de consolider la confiance autour du franc CFA à l’ère digitale.



