Le Centre pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique (CHRDA) condamne l’opération militaire menée fin avril dans le village de Ndzerem-Nyam, dans le département du Bui.
L’organisation évoque de graves atteintes aux droits humains et appelle à une enquête indépendante sur des violences ayant fait au moins quatorze morts. Le débat sur la conduite des opérations sécuritaires dans les régions anglophones du Cameroun rebondit après les événements survenus à Ndzerem-Nyam, dans l’arrondissement de Jakiri, région du Nord-Ouest. Dans un communiqué publié le 7 mai 2026, le Centre pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique (CHRDA) accuse les forces de défense d’avoir mené une intervention aux conséquences meurtrières lors d’un rassemblement culturel organisé le 26 avril.
Selon les informations relayées par l’organisation et le ministère de la Défense, l’opération visait des combattants séparatistes affiliés au chef rebelle autoproclamé « General Capo ». Mais le bilan humain suscite l’inquiétude : au moins quatorze personnes ont été tuées, plusieurs habitations incendiées et une trentaine de motos détruites.
Le CHRDA estime que les circonstances de l’intervention soulèvent des interrogations sur le respect du droit international humanitaire, notamment les principes de distinction entre civils et combattants et de proportionnalité dans l’usage de la force.
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L’ONG appelle à l’ouverture d’une enquête « indépendante, transparente et impartiale » et réclame des poursuites contre les auteurs d’éventuelles exactions. Dans un contexte de crise anglophone persistante, l’organisation avertit que la répétition des pertes civiles risque d’aggraver la défiance envers les institutions et de compromettre davantage les perspectives de paix.



