À Yaoundé, experts, joueurs et institutions culturelles unissent leurs voix autour du Songo, ce jeu ancestral devenu symbole d’intégration sous-régionale et de transmission patrimoniale.
Du 11 au 14 mai 2026, Yaoundé a prêté son souffle au cliquetis des graines de Songo et aux récits qu’elles portent depuis des générations. Dans les salles d’ateliers comme dans les échanges de couloir, le célèbre jeu traditionnel d’Afrique centrale retrouve toute sa puissance symbolique. Organisées par la Commission sous-régionale du Songo (CSRS) et le Centre International pour le Patrimoine Culturel et Artistique (CIPCA), ces rencontres réunissent praticiens, chercheurs et passionnés autour d’une même ambition : sauver, structurer et transmettre un héritage culturel longtemps cantonné aux cours familiales et aux places publiques.
Reçue au Bureau régional de l’UNESCO, la délégation conjointe du Cameroun, du Gabon et de la Guinée équatoriale a porté un message clair : le Songo dépasse désormais le simple cadre du divertissement. Jeu de stratégie, école de patience et de réflexion, il devient un langage commun entre peuples voisins. Les ateliers visent ainsi à harmoniser les règles, renforcer la pratique et inscrire durablement le Songo dans les politiques culturelles et éducatives de la sous-région.
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À travers cette initiative, la culture apparaît comme un puissant trait d’union. Sur les tabliers de bois se dessinent aujourd’hui bien plus que des coups de maître : une vision partagée de l’identité africaine, de la mémoire collective et de la coopération régionale.



