À Nairobi, lors de l’ouverture du sommet Africa Forward, le secrétaire général de l’ONU António Guterres a salué le rôle moteur du continent africain dans la réforme de la gouvernance mondiale. Face à l’effondrement de l’aide publique et aux inégalités financières, il a plaidé pour une coopération fondée sur l’égalité, l’investissement et la justice climatique.
À la tribune du sommet Africa Forward, organisé mardi 12 mai 2026 à Nairobi sous l’impulsion des présidents William Ruto et Emmanuel Macron, António Guterres a livré un plaidoyer vigoureux en faveur d’une nouvelle place de l’Afrique dans l’ordre mondial. Pour le secrétaire général des Nations unies, le continent « n’attend pas des solutions, il les produit ».
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Dans un contexte international marqué par les crises énergétiques, climatiques et financières, le chef de l’ONU a salué le leadership africain dans les débats sur la réforme des institutions internationales. Il a notamment mis en avant les initiatives africaines pour transformer l’architecture financière mondiale, dénonçant un système « conçu sans l’Afrique » et encore dominé par des logiques héritées de 1945.
António Guterres a également pointé les contradictions de la transition énergétique mondiale. Alors que l’Afrique dispose de 60 % du potentiel solaire de la planète, elle ne capte que 2 % des investissements mondiaux dans les énergies propres. Plus de 600 millions d’Africains vivent encore sans électricité.
Le secrétaire général a enfin appelé à bâtir un partenariat « d’égal à égal » entre l’Afrique et ses partenaires, centré sur l’industrialisation locale, l’intelligence artificielle, la recherche et la jeunesse. « Quand l’Afrique réussit, le monde entier y gagne », a-t-il conclu, appelant à faire du continent un acteur central des équilibres du XXIe siècle.



