À fin mars 2026, la dette directe de l’Administration centrale du Cameroun s’établit à 14 431 milliards de FCFA, soit 41,5% du PIB, en hausse de 7% sur un an. Les emprunts extérieurs représentent 64,5% de l’encours total, tandis que les passifs conditionnels liés notamment aux PPP culminent à 4 895 milliards de FCFA.
L’endettement public du Cameroun poursuit sa progression au premier trimestre 2026. Selon les données publiées par la Caisse autonome d’amortissement, l’encours de la dette directe de l’Administration centrale a atteint 14 431 milliards de FCFA à fin mars, correspondant à 41,5% du produit intérieur brut (PIB).
Cette dette affiche une augmentation de 0,2% par rapport au mois précédent, de 4,5% sur le trimestre et de 7% en glissement annuel. La structure du portefeuille demeure largement dominée par la dette extérieure, qui représente 64,5% de l’encours total, contre 35,5% pour la dette intérieure, incluant les Restes à Payer de plus de trois mois.
La dette des établissements et entreprises publics, hors dette rétrocédée par l’État, s’élève pour sa part à 960 milliards de FCFA, soit 2,8% du PIB. Contrairement à la dette souveraine, cette composante enregistre un recul de 0,7% sur un mois, de 1,1% sur le trimestre et de 7,9% sur un an. Sa composition reste dominée par les créances intérieures, évaluées à 53,8%, essentiellement constituées de dettes bancaires et de dettes flottantes.
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Les passifs conditionnels explicites de l’État, principalement issus des Partenariats Public-Privé (PPP), sont estimés à 4 895 milliards de FCFA, représentant 14,1% du PIB. La Caisse autonome d’amortissement souligne que ce niveau demeure « globalement stable depuis plus d’un an ».
La dette des Collectivités territoriales décentralisées (CTD) reste marginale, avec un encours de 26 milliards de FCFA. Les autorités financières indiquent toutefois que des efforts sont engagés pour améliorer la traçabilité et la comptabilisation de ces engagements financiers.
Dans cette optique, le ministère des Finances a renforcé les exigences de contrôle préalable des emprunts publics. Par une lettre d’instruction signée le 31 mars 2026, le président du Comité national de la dette publique (CNDP) a rappelé aux autorités locales et aux entités publiques « la nécessité de saisir le CNDP préalablement à tout emprunt et demande de garantie », afin d’assurer un meilleur suivi de l’endettement public.



