Dédicacé le 15 mai dernier à Yaoundé, l’ouvrage de Loveline Kamaha se présente comme un plaidoyer en faveur de la femme, entre quête d’identité, résilience et guérison intérieure.
Infirmière spécialisée en recherche et figure engagée du leadership social, Loveline Kamaha, signe un ouvrage de 80 pages qui pose un diagnostic sans complaisance sur la condition de la femme. Pour elle, être femme a trop souvent rimé avec « lutte ».
À travers huit chapitres, l’auteure pointe du doigt un phénomène sociétal contemporain, la tendance à vouloir transformer la femme en un « petit homme » au nom de la performance. Son ouvrage propose également un retour aux sources, affirmant que la femme possède une valeur intrinsèque, un haut potentiel cognitif et émotionnel qui ne nécessite pas de singer les modèles masculins pour s’imposer. « Lutter pour exister, pour être entendue, mais surtout pour trouver sa place sans se perdre soi-même », explique-t-elle.
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Loveline Kamaha soutient que les épreuves vécues dans le secret d’un foyer sont souvent le lot commun de toutes les femmes. « La réussite d’une femme dans ses combats personnels devient une « clé » pour les autres ». Huit modèles bibliques ont été cités par l’écrivaine, de Ruth à Abigail, en passant par Jaël, Priscille ou la femme Samaritaine.
Présente lors de la cérémonie de dédicace, la critique littéraire, Christelle Seyi décrit l’ouvrage comme une véritable thérapie, un parcours qui mène de la souffrance silencieuse à la guérison. En revisitant les évolutions historiques du droit de vote aux luttes professionnelles, l’auteure permet aux lectrices de se situer dans la grande lignée de celles qui ont façonné le monde. « On ne peut pas lire ce livre sans avoir une transformation à l’intérieur de soi », déclare-t-elle.




