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Cameroun : les voix des filles entrent dans l’arène politique

Un ensemble d’acteurs institutionnels et de la société civile s’est engagé le 21 mai 2026 à transformer le manifeste des…

Un ensemble d’acteurs institutionnels et de la société civile s’est engagé le 21 mai 2026 à transformer le manifeste des filles du Cameroun en feuille de route opérationnelle d’ici octobre 2026. Une étape décisive pour éviter que ce texte fondateur ne reste lettre morte.

Le 28 novembre dernier, lors du Forum national des filles, une parole rare a émergé avec force. Des adolescentes camerounaises ont couché sur papier un manifeste sans détour : elles n’y demandaient pas des promesses, mais des engagements mesurables en matière d’éducation, d’autonomisation et de protection.
Depuis, une question domine les cercles institutionnels : comment éviter que ce texte, porteur d’aspirations concrètes, ne disparaisse dans l’oubli administratif ?
C’est tout l’enjeu de l’atelier organisé le 21 mai 2026, sous l’impulsion de UNICEF et du ministère en charge de la promotion de la femme et de la famille, aux côtés des organisations de la société civile. L’objectif est clair : traduire le manifeste en agenda d’action structuré, ancré dans les réalités locales.
Pour les participants, le temps n’est plus à la formulation des intentions. « L’urgence est réelle », a insisté Paul-Marie Petro, rappelant que les besoins exprimés par les filles doivent désormais trouver des réponses concrètes et vérifiables.
Trois axes structurent les travaux : plaidoyer continu, suivi rigoureux des engagements publics et évaluation indépendante des mesures adoptées. Les organisations de la société civile se positionnent ainsi comme vigies et moteurs de redevabilité.
Au terme des échanges, une avancée institutionnelle se dessine : trois représentants de la société civile intègrent désormais la Task Force dédiée à l’Agenda des filles. Une configuration hybride, pensée pour maintenir la pression et garantir la mise en œuvre effective des décisions.
Le manifeste des filles n’est donc plus seulement un document. Il devient un test politique : celui de la capacité des institutions à transformer une parole citoyenne en action publique durable.

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