Selon l’Annuaire statistique 2025 du ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), le Cameroun compte 569 208 unités économiques formelles, dont 99,9 % de PMEESA. Le stock de PME est passé de 287 316 unités en 2019 à 472 208 en 2025, tandis que 20,8 % d’entre elles évoluent désormais dans le secteur secondaire. Les nouvelles structures créées cette année représentent près de 90 000 emplois prévisionnels.
Le Cameroun poursuit sa montée en puissance industrielle à la faveur d’un tissu entrepreneurial en pleine expansion. Les données de l’Annuaire statistique 2025 du MINPMEESA mettent en évidence une progression soutenue des petites et moyennes entreprises, dont l’activité s’oriente de plus en plus vers la transformation locale des matières premières.
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Avec 472 208 PME recensées en 2025, contre 287 316 six ans plus tôt, le pays enregistre une croissance significative de son appareil productif. Cette dynamique s’accompagne d’une évolution de la structure économique : plus d’une PME sur cinq opère désormais dans le secteur secondaire, un segment considéré comme essentiel à la création de valeur et à l’industrialisation.
Les investissements se concentrent notamment dans les filières du bois, de l’agro-industrie, du coton-textile-cuir-confection et de la transformation des produits locaux. L’objectif est de renforcer la production nationale tout en réduisant la dépendance aux importations.
Cette orientation s’inscrit dans l’ambition gouvernementale de porter la valeur ajoutée manufacturière de près de 14 % à 25 % du PIB d’ici à 2030. Une telle progression représenterait une hausse d’environ 80 % du poids de l’industrie manufacturière dans l’économie nationale.
Parallèlement, l’économie sociale et l’artisanat participent à cet ancrage productif. Le MINPMEESA recense 23 714 organisations affiliées aux réseaux locaux de l’économie sociale ainsi que 72 508 unités de production artisanale enregistrées dans les communes. Ensemble, ces acteurs contribuent à la consolidation d’un modèle fondé sur la transformation locale, la création d’emplois et le développement des exportations.



