Sur instruction du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanaga Nji, des sous-préfets ont engagé la traque contre les églises de réveil non conformes dans la capitale politique camerounaise.
Des pasteurs et membres de certaines églises de réveil ne trouvent plus le sommeil depuis quelques jours. Éveillés plus que jamais, ils sont dans l’attente de la venue de l’autorité. Susceptibles de débarquer à tout moment, des autorités administratives opèrent des contrôles de conformité et veillent au respect de la règlementation. A Yaoundé, deux sous-préfets se distinguent en particulier dans cette opération. Le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé V et le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé VI.
Tous deux sur le terrain, ils sillonnent les quartiers de leurs territoires de commandement respectifs. Ils sont en quête des églises de réveil non conformes et qui brillent par les nuisances sonores. En une semaine et quelques jours, au moins 50 églises ont été fermées pour des motifs similaires. Certaines ne disposent pas d’une existence légale. D’autres exercent sous couvert des congrégations reconnues par l’autorité mais ne sont pas en règle. Une autre catégorie bien qu’étant irréprochable au plan de l’existence légale, fonctionne dans des maisons d’habitation et non dans des chapelles.
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Les unes et les autres produisent des bruits nuisant à la santé, la tranquillité et le bien-être des riverains. Pour l’un ou l’autre motif, ou pour tous les motifs cumulés, les autorités administratives après la pose des scelles, convoquent des responsables desdites églises à leurs services. Ils doivent s’expliquer et prendre des engagements de se conformer à la loi et à la règlementation.
Avec la cinquantaine d’églises déjà fermées en quelques jours, le nombre total des églises de réveil fermées depuis un an et demi franchit presque la barre de 1 500. Lors d’une rencontre la semaine dernière avec les responsables de certaines églises de réveil, le ministre de l’Administration territoriale indiquait que plus de 1 400 églises tenues par des ‘’brigands’’ ont été fermées depuis le lancement de l’opération d’assainissement instruite par le chef de l’État. D’après des sources concordantes, ce sont au moins 2 000 églises de réveil non conformes qui seront contraintes de fermer et de se conformer aux exigences légales et administratives.
L’opération se présente pour certains habitants de la ville habitués de ces espaces comme une délivrance en raison des nuisances et autres problèmes sociaux que ces églises causent. Dans cette catégorie, se trouvent ceux qui considèrent ces églises comme des sectes pernicieuses. En revanche, des adhérents de ces églises considèrent la traque administrative comme une persécution des églises de réveil qui jouent un rôle non négligeable dans la stabilisation de la société. Certains d’entre eux demandent à cet effet que les autorités appliquent l’équité avec les débits de boissons qui produisent aussi et parfois plus des nuisances sonores. A défaut de cela, rappeler ces églises épinglées à l’ordre en leur rappelant le niveau de décibels à ne pas dépasser lorsqu’elles émettent des sons.
Tout compte fait, le ministre de l’Administration territoriale est claire. La tolérance administrative n’a que trop duré. Il est des actes que les autorités ne peuvent plus tolérer.



