Le financement accordé par le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement appuie la construction de barrages multifonctionnels dans les régions du grand nord Cameroun.
L’État du Cameroun bénéficie d’un appui financier d’un montant de 81,2 millions d’euros, soit 53, 263 milliards francs CFA pour le développement du secteur agro-industriel dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord. Le prêt accordé le 13 juillet 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire, va contribuer à financer la mise en œuvre du de la première phase du « Programme de développement de l’Agro-industrie dans le Septentrion : construction de barrages collinaires à buts multiples », ait savoir l’institution financière africaine.
Le projet entend améliorer durablement l’accès à l’eau pour le développement de l’Agro-industrie dans ces deux régions en renforçant la résilience des populations face aux effets du changement climatique. Il prévoit la construction des barrages multifonctionnels destinés à accroître la productivité agricole, garantir un accès permanent à l’eau pour les producteurs et les éleveurs, augmenter les revenus des populations bénéficiaires, créer des emplois, réduire les conflits liés à l’usage des ressources naturelles et améliorer l’accès aux services socio-économiques. Toujours d’après la BAD, il sera aussi question d’installer les stations hydrométéorologiques, de planter des arbres et de créer des forêts communautaires afin de renforcer la résilience climatique et territoriale des communautés.
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L’apport de la BAD participe ainsi à financer en partie le programme évalué à 88,74 millions d’euros, soit 58, 209 milliards de francs CFA. Le gouvernement camerounais complète l’enveloppe avec 7, 54 millions d’euros, soit 4, 945 milliards de francs CFA dans le cadre de cette première phase qui sera, à terme, suivie de la seconde phase.
La deuxième phase du projet prévoit en effet la construction de grands barrages multifonctionnels d’une capacité de stockage d’environ 500 millions de m3. Ces barrages serviront à irriguer plus de 40 000 hectares de terres agricoles dans la zone concernée.
D’après le Groupe de la Banque, la nécessité du projet s’explique par l’insécurité hydrique dans le Nord et l’Extrême-Nord du Cameroun qui accentue l’insécurité alimentaire et perturbe les activités socio-économiques. L’institution financière rappelle à juste titre que d’intenses pluies ont entraîné des inondations récurrentes ces dernières années dans ces régions endommageant les infrastructures, interrompant le fonctionnement des écoles et des commerces. Elles ont aussi forcé 275 000 personnes dans le bassin du lac Tchad à se déplacer. Les mêmes causes ont affecté trois millions de personnes en 2024.



