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Cameroun-MRC : le récépissé du 28 septembre délivré, Willy Mengue tente de faire annuler la convention du 17 octobre

Le parti de Maurice Kamto a obtenu le récépissé pour sa convention extraordinaire. Au lendemain de cette délivrance, l'ex-militant Willy…

Le parti de Maurice Kamto a obtenu le récépissé pour sa convention extraordinaire. Au lendemain de cette délivrance, l’ex-militant Willy Mengue a saisi le Sous-préfet pour réclamer son interdiction. Une offensive que démonte point par point Maître Sikati.

C’est un tournant après dix mois de blocage administratif. Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun peut à nouveau tenir une réunion publique. La preuve, le sous-préfet de Yaoundé IV a délivré le récépissé le 28 septembre 2026 prenant acte de la déclaration de réunion publique déposée le 23 septembre par Roger Justin Noah, secrétaire général adjoint n°1 du MRC. Objet : convention extraordinaire le samedi 17 octobre 2026, de 08h à 20h, au siège d’Odza.

Mais 24 heures plus tard, la contre-offensive est lancée. Willy Mengue, membre exclu et contestataire de son exclusion, saisit le même sous-préfet qui a délivré le récépissé. Objet : « Signalement de tensions internes et de risques de troubles à l’ordre public à l’occasion de la Convention nationale du MRC annoncée pour le 17 octobre 2026 ». Se présentant comme membre du parti, conseiller régional Centre 1 et ancien membre du directoire du MRC, il demande à l’autorité administrative d’interdire la tenue de la convention pour ce motif-là. Il s’adosse sur l’affaire qui l’oppose au parti et pour laquelle il vient de saisir la Cour d’appel du Centre après une première décision rendue au tribunal de première instance d’Ekounou.

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Sur la base de ces éléments, maître Sikati, cadre, conseil du MRC a réagi à travers une tribune libre. Selon lui, la démarche de M. Mengue ne peut prospérer. En trois points, il tente de déconstruire son raisonnement. Comme premier point saillant soulevé par l’avocat : l’appel n’est pas suspensif. Il rappelle qu’en matière de référé, les articles 189 et 191 du Code de procédure civile et commerciale sont clairs. Le recours introduit le 20 septembre contre l’ordonnance du 17 septembre ne suspend pas les effets de cette ordonnance. Le récépissé du 28 septembre reste donc pleinement valable jusqu’à une éventuelle infirmation par la Cour d’Appel.

En deuxième point il invoque le défaut de qualité. Pour maître Sikati, Willy Mengue ayant été exclu du MRC, il n’a plus qualité pour contester la vie interne du parti. Son signalement au Sous-préfet relèverait dès lors d’une démarche personnelle et non d’un militant habilité.

En troisième point, l’avocat martèle que le récépissé fait foi. Le sous-préfet a déjà apprécié le dossier et a délivré son autorisation sous conditions strictes de la loi N°90/055 du 19 décembre 1990 : respect de l’ordre public, responsabilité personnelle des organisateurs désignés. Pour l’avocat, revenir sur cette décision 24 heures après sur la base de simples allégations de « tensions internes » non étayées reviendrait à fragiliser l’autorité administrative elle-même.

Au final, pour le camp de la direction intérimaire, la messe est dite : sauf élément nouveau caractérisé de trouble avéré à l’ordre public, la convention du 17 octobre à Odza se tiendra, comme prévu, dans le calme et la discipline.

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