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Cameroun : des poches de résistance demeurent face à la lutte contre la corruption

La publication du 15è rapport sur l’état de la lutte contre la corruption présente des poches de résistance qui ralentissent…

La publication du 15è rapport sur l’état de la lutte contre la corruption présente des poches de résistance qui ralentissent des efforts fournis par acteurs impliqués et atténuent les résultats souvent obtenus.

En 2025, des obstacles se dressent encore face à la lutte contre la corruption au Cameroun. L’un des plus déplorables et condamnés par le président de la Commission nationale anti-corruption, est la faible implication des organisations publiques et privées. Dans son allocution prononcée à l’occasion de la cérémonie de présentation du rapport le 08 octobre au Palais des Congrès de Yaoundé, le Rev Dieudonné Massi Gams a déploré le fait que sur 270 entités saisies en vue de l’élaboration du dudit rapport, seulement 112 ont donné suite. 158 n’ont pas donné de réaction.

« Cette faible implication des organisations publiques et privées ne doit pas être considérée comme un simple refus de collaborer avec la Commission Nationale Anti-corruption, mais comme un ombrage fait à la volonté du Chef de l’Etat de mener une lutte sans merci contre la corruption dans notre pays », a-t-il déploré.

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En précisant que les contributions qui manquent devraient venir entre autres des communautés religieuses qui sont des institutions considérées comme l’un des piliers de l’intégrité. La Conac déplore aussi le désintérêt des collectivités territoriales décentralisées. Ainsi que l’effacement progressif de la société civile et du secteur privé qui selon le résident de la commission, sont des acteurs incontournables de la lutte. « La corruption des agents du secteur privé est une infraction réprimée par le Code Pénal Camerounais en son article 312 », rappelle-t-il.

D’autres obstacles aux déploiement des stratégies de lutte contre la corruption sont liés à l’insuffisance des ressources, aux limites sur le cadre législatif applicable à la lutte contre la corruption, à la persistance des contacts physiques entre les administrations et les usagers ; ainsi qu’aux limites des pouvoirs accordés à la Conac.

Pour plus d’amélioration dans le combat, l’institution formule des recommandations. Elle recommande en effet d’augmenter les ressources allouées aux institutions, cellules et comités de lutte contre la corruption ; d’adopter une loi anti-corruption au Cameroun ; de poursuivre la digitalisation des procédures administratives des services publics ; de renforcer les capacités des acteurs de la lutte.

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