L’Opération CRIPHARM XI vient de livrer ses résultats. Menée par 17 administrations douanières de la Région Afrique Occidentale et Centrale de l’Organisation Mondiale des Douanes, l’opération a permis de recenser 415 cas pour 773 saisies de produits illicites, dont 71,80% de médicaments. Le Cameroun se hisse à la 3e place avec 41 cas et 131 saisies, le plus grand nombre de saisies de la région.
CRIPHARM, acronyme de CRIminalité PHARMaceutique, est une opération spéciale et conjointe de lutte contre les trafics illicites de produits pharmaceutiques et autres produits dangereux, coordonnée par l’Organisation Mondiale des Douanes pour l’Afrique Occidentale et Centrale (OMD-AOC).
Pour sa XIe édition, la mobilisation a été inédite. A la lecture des résultats, l’Opération CRIPHARM XI a mobilisé 17 administrations douanières de la sous-région. Bilan : 415 cas recensés pour 773 saisies.
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Un bond significatif par rapport à la précédente édition. L’Opération CRIPHARM X avait enregistré 232 cas pour 440 saisies. On note donc une hausse de 183 cas et de 333 saisies, signe de l’intensification des trafics mais aussi de l’efficacité du dispositif de surveillance.
Dans ce classement régional, les Douanes Camerounaises tirent leur épingle du jeu. Elles occupent la 3e place avec 41 cas pour 131 saisies. Si la République Centrafricaine (84 cas) et le Nigéria (65 cas) devancent le Cameroun en nombre de cas, le Cameroun se trouve au sommet en termes de volume de saisies avec 131 saisies, devant tous les autres pays.
Sur le plan national, la répartition révèle les points chauds du trafic. Le Secteur des Douanes du Sud-Ouest vient en tête avec 10 cas et 24 saisies, suivi de la Zone II de l’Opération HALCOMI III (9 cas pour 34 saisies) et du Secteur des Douanes de l’Extrême-Nord (9 cas pour 39 saisies), deux zones frontalières particulièrement exposées.
La nature des produits saisis confirme l’enjeu de santé publique. Les médicaments et autres produits pharmaceutiques arrivent en tête avec une part colossale de 71,80% des saisies.
Au-delà des chiffres, CRIPHARM XI s’impose comme un instrument de souveraineté sanitaire et de coopération douanière. Si l’opération est désormais derrière, les autorités assurent que la lutte contre le commerce illicite se poursuit, aux frontières comme à l’intérieur du territoire.




