Le candidat Pierre Emmanuel Binyam menace de retirer sa liste en raison de certains manquements et, à six jours de la convention prévue le 17 octobre, impose des conditions.
Dans quelques jours, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) se réunit dans le cadre de la 3è convention du parti. L’enjeu majeur de ces assises est l’élection du nouveau président national et des nouveaux membres du bureau. Deux listes de candidatures sont en lice. L’une conduite par Tiriane Balbien Noah. Et l’autre par Pierre Emmanuel Binyam. Si la première continue de battre campagne en vue de son élection sans signaler un problème majeur, la deuxième liste soulève des menaces pouvant aboutir à la remise en question de la légitimité du nouveau président qui sera élu. De ce fait, Pierre Emmanuel Binyam s’arrête un instant ; soulève le problème et fixe des conditions.
Le candidat et sa liste font un constat alarmant sur le terrain. Ledit constat touche à trois points. D’abord, l’indisponibilité du corps électoral actualisé qui maintient la base dans le flou. Ensuite l’exclusion massive et inédite des délégués à travers l’ensemble des fédérations régionales, départementales et communales consécutive à l’exigence d’avoir versé une année de cotisations statutaires. Le taux national de délégués à jour de leurs cotisations pour l’année 2026 est évalué à 25% avec des disparités révélant 2 délégués à jour sur 40 ou des taux allant de 20% à 50% d’une circonscription à l’autre. Enfin, l’enclavement de certaines localités comme dans le Grand-Nnord où certains délégués sont dans l’incapacité de se déplacer pour prendre part à la convention.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Pour la liste de Binyam, voter dans ce contexte « priverait le futur top management de toute légitimité politique, semant les germes d’une profonde frustration interne et d’une démobilisation tragique à la veille des élections municipales et législative de 2027 ».
Ainsi fixe-t-elle des exigences pour éviter une éventuelle crise au MRC. Il s’agit de la levée de l’exigence des cotisations comme condition stricte de vote pour l’ensemble des délégués comme en 2018 et en 2023 ; de la publication immédiate et sans délai du corps électoral provisoire actualisé ; de la prolongation du délai de paiement des cotisations statutaires jusqu’au 17 octobre ; de la prise en charge solidaire du transport aller-retour des délégués du Grand-Nord.
Si ces conditions ne sont pas remplies, Pierre Emmanuelle Binyam menace de retirer sa liste de candidatures. Si cette liste se retire, il ne restera plus que celle de Balbine Noah. Le vote dans ce cas, ne sera plus qu’une simple formalité. Le parti va-t-il donc céder aux exigences du camp Binyam ? Ces quatre derniers jours sont essentiels pour le règlement des problèmes qui sont sur la table.



