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Le jeune Mohamed Awal Mirendjem Nsangou est décédé atteint par balle au cours d’une altercation entre les forces de maintien de l’ordre et les conducteurs de mototaxis dans la nuit du 17 au 18 octobre 2026.

Ce week-end était mouvementé dans la ville de Foumban, chef-lieu du département du Noun, région de l’Ouest. Un jeune homme a trouvé la mort au cours d’une altercation entre les gendarmes et les conducteurs de mototaxis. D’après des témoignages, Mohamed Awal Mirendjem Nsangou a été mortellement atteint par une balle perdue, alors qu’il se restaurait près des lieux où l’altercation avait lieu. Il a trouvé la mort sur place.

La même altercation fait au moins quatre blessés. D’après le député de l’Union démocratique du Cameroun, Koupit Adamou, deux parmi les blessés ont succombé à leurs blessures après avoir été transporté pour l’hôpital. Invité de l’émission Club d’élites sur Vision4 télévision le dimanche 18 octobre, le représentant du peuple à l’Assemblée nationale a vertement condamné les faits déplorant les décès ainsi que le mouvement de foule engendré par l’incident.

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D’après les informations, le corps du jeune homme aurait été transporté par des hommes en tenue et abandonné devant la morgue sans être enregistré alors que la population et la famille du défunt ont accouru au lieu de l’incident pour identifier ledit corps. Ce qui a davantage remonté certains.

Tout est parti d’un accident survenu entre un camion et un véhicule appartenant aux gendarmes. Accident à la suite duquel des gendarmes auraient administré des coups au conducteur du camion, provoquant l’intervention des mototaxis. L’entrée en scène de ces derniers a embrasé la situation. Il aura fallu l’intervention du sultan-roi Nabil Mforifoum Mbombo Njoya, du gouverneur du Awa Fonka Augustine, du commandant de la 5è région militaire interarmées, le général Houseini Djibo pour calmer la population en furie.

Le maire de la commune de Foumban, Patricia Tomaino Ndam Njoya, par ailleurs présidente de l’UDC, a condamné l’usage disproportionné de la force, l’usage des armes à feu avant d’appeler à une réponse à la hauteur de la gravité des faits et à l’ouverture d’une enquête. Face à la montée de la colère, l’élue locale a exhorté les populations à ne pas céder à la violence, aux destructions ni aux affrontements.

Si la ville a retrouvé son calme dimanche, l’incident interroge sur le rapport entre les forces de maintien de l’ordre et les civils, en particulier les conducteurs de véhicules et de motos. Ces conducteurs n’admettent plus que des éléments des forces de maintien de l’ordre portent une atteinte à l’intégrité physique de l’un des leurs. Une telle violation a provoqué des incidents parfois graves ces derniers temps au Cameroun.

Dans la ville de Foumban en avril 2022, une altercation entre les policiers et les conducteurs de motos avait débouché sur une colère généralisée. L’intervention des autorités a permis de calmer des ardeurs et de ramener la paix. Il est ainsi important de prendre des mesures durables pour éviter une prochaine altercation du genre.

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