Le ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable, HELE Pierre, a présidé le 15 octobre 2026 à Yaoundé l’atelier national de validation du Plan National de Mise en œuvre de la Convention de Stockholm.
Une actualisation rendue obligatoire par l’article 7 de la Convention, pour intégrer 18 nouvelles substances chimiques hautement dangereuses ajoutées entre 2009 et 2019.
Le Cameroun passe à la vitesse supérieure dans la lutte contre la pollution chimique. Face à la menace grandissante des Polluants Organiques Persistants (POP), le gouvernement peaufine sa riposte.
Réunis à Yaoundé le 15 octobre 2026 en atelier national de validation, experts, administrations, secteur privé, société civile et partenaires techniques planchent depuis hier sur la version 3 du Plan National de Mise en œuvre (PNM) de la Convention de Stockholm, ratifiée par le Cameroun en 2005.
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L’enjeu est de taille : intégrer dans la stratégie nationale les 18 nouveaux produits chimiques inscrits aux annexes de la Convention entre 2009 et 2019. Une obligation conventionnelle, mais surtout un impératif de santé publique.
Dans son allocution d’ouverture, le Ministre HELE Pierre a été clair : le futur PNM doit être « renforcé, fidèle à la réalité camerounaise et constituer un outil de gestion écologiquement rationnelle ». Il a appelé à une vigilance accrue des Mairies, souvent en première ligne face au brûlage à l’air libre des déchets, l’une des principales sources d’émission de POP, et a plaidé pour un renforcement du contrôle et de la législation.
Car les POP sont des tueurs silencieux. Ces substances extrêmement toxiques se dégradent lentement, s’accumulent dans les tissus adipeux, voyagent sur de longues distances via l’air et l’eau et contaminent toute la chaîne alimentaire. On les retrouve partout : dans les pesticides agricoles, les équipements électriques, les matériaux de construction, mais aussi dans des objets du quotidien comme les ustensiles de cuisine et les textiles.
Leurs conséquences sont dévastatrices : cancers, malformations congénitales, troubles de la reproduction, lésions du système nerveux, perturbations immunitaires et endocriniennes.
Pour cette mise à jour cruciale, le Cameroun bénéficie du soutien financier du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et de l’appui technique de l’ONU Environnement. Une fois validée, cette nouvelle version du PNM sera transmise au Secrétariat de la Convention de Stockholm, confirmant l’engagement du pays en faveur d’un environnement sans produits toxiques.




