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15 623 candidats, 2 216 admis. Le taux national de réussite au BTS 2026 s’effondre à 14,19%. Dans le Littoral, région la plus représentée avec 3 624 candidats, seuls 517 ont décroché leur diplôme.

A l’Adamaoua, c’est le pire score : 10,00% de réussite. Comment expliquer qu’après 2 ans de formation, 85,81% des étudiants échouent à un examen censé les professionnaliser ?

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Le verdict est tombé. Les résultats du BTS 2026 publiés par le MINESUP sonnent comme un électrochoc : sur
15 623 jeunes qui se sont présentés, seulement 2 216 ont été déclarés admis.
Un taux de réussite national de 14,19%. Autrement dit, 8 candidats sur 10 repartent avec un échec. A ce rythme, le BTS n’est plus un diplôme de qualification, c’est un coupe-tête.

Le détail régional enfonce le clou. Les trois grandes régions concentrent plus de la moitié des candidats : Littoral 3 624, Centre 3 218, Ouest 2 190. Mais la réussite n’y est guère meilleure : 14,27% au Littoral, 14,20% au Centre, 13,70% à l’Ouest.

Et que dire des régions dites « enclavées » ? Extrême-Nord : 10,87%, Est : 10,31%, Adamaoua : 10,00%. 1 admis sur 10. On fabrique donc des générations entières de recalés.
De qui se moque-t-on ? Pendant deux ans, ces étudiants paient des frais, suivent des cours, font des stages. Et à l’arrivée, le système les recale massivement. La faute à qui ?

Aux établissements qui ouvrent des filières sans plateaux techniques. Aux enseignants sous-payés et démotivés. Aux programmes déconnectés du marché du travail. Et surtout à un MINESUP qui laisse prospérer des écoles privées « usines à diplômés » sans contrôle réel.
Le plus grave : ce taux de 14,19% hypothèque l’avenir du pays. Le Cameroun a besoin de techniciens supérieurs pour industrialiser, pour numériser, pour produire. Or on leur barre la route dès la sortie de l’école.
A quoi servent alors les milliards investis dans l’enseignement supérieur professionnel si c’est pour produire 85,81% d’échecs ?

Le BTS 2026 n’est pas juste un mauvais résultat. C’est la preuve d’une faillite. Faillite de la gouvernance, faillite de la qualité, faillite de l’ambition.
Tant que l’on continuera à privilégier la quantité d’écoles au détriment de la qualité de la formation, le Cameroun continuera à former des chômeurs diplômés. Et ce sera toute une nation qui paiera l’addition.

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