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Cameroun : 12 000 policiers déployés dans les zones en crise en 10 ans

L’État du Cameroun déclare avoir recyclé dans le cadre de la lutte antiterroriste avant de déployer 12 000 fonctionnaires de…

L’État du Cameroun déclare avoir recyclé dans le cadre de la lutte antiterroriste avant de déployer 12 000 fonctionnaires de police dans les zones connaissant des crises sécuritaires sur le territoire national.

 

D’après le rapport du comité des droits de l’homme des Nations Unies sur l’examen périodique du Cameroun des 23 et 24 octobre 2026, l’Etat du Cameroun a recyclé et déployé 12 000 policiers dans les régions en crise sécuritaire entre 2016 et 2026. Aussi, entre 2024 et 20025, au moins 250 personnels de la gendarmerie nationale ont bénéficié de sept sessions de formation sur le droit humanitaire. Sessions organisées dans le cadre du dialogue avec le comité international de la croix Rouge.

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Ainsi a déclaré la délégation camerounaise lors de l’examen périodique à Genève face au comité des Nations Unies chargé de veiller à l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Par cette délégation, l’Etat du Cameroun assure qu’il forme et recycle les forces de défense et de sécurité avant de les déployer. Les éléments desdites forces disposent d’une formation initiale leur permettant d’éviter de commettre des violations des droits humains dans le cadre de la lutte antiterroriste.

Ladite délégation répondait aux préoccupations du comité. En l’occurrence celles de Mme Bassim sur certaines mesures prises par l’Etat du Cameroun dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ainsi que sur la définition large et ambiguë des actes de terrorisme. Celle de Mme Tidjougra sur le « caractère très vague » de l’infraction liée au terrorisme au Cameroun.

La délégation camerounaise, concernant la définition et les actes terroristes, donne des précisions. Selon elle, la définition légale du terrorisme exclut des inculpations basées sur le profil ethnique, racial, politique ou religieux. Ladite définition est alignée sur la définition de plusieurs instruments internationaux et régionaux et sur plusieurs résolutions du Conseil de sécurité, précise-t-elle. Par ailleurs, l’Etat du Cameroun souligne que la loi de 2014 sur la répression du terrorisme est de portée générale et ne vise pas à réprimer les discours critiques à l’encontre du gouvernement. Elle rejette les allégations non fondées selon lesquelles cette loi a été utilisée en violation du Pacte contre les journalistes et les avocats.

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