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Cameroun : admission en licence professionnelle, le Minesup durcit le ton contre les IPES

Un rappel à l'ordre du ministre d'État, ministre de l'Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, interdit l'accès à la licence aux…

Un rappel à l’ordre du ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, interdit l’accès à la licence aux profils dépourvus du niveau Bac+2, sonnant la fin des pratiques contraires dans des instituts privés d’enseignement supérieur.

 

La question ne devrait pas se poser. Un étudiant obtient une licence au bout de six semestres d’études correspondants aux trois années de licence. La sortie du ministre de l’Enseignement supérieur rappelle la norme du système LMD appliqué dans l’enseignement supérieur au Cameroun. La licence professionnelle est ouverte aux candidats titulaires d’un diplôme national sanctionnant deux années d’enseignement supérieur valides.

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Elle est réservée aux titulaires d’un Diplôme d’études universitaires générales (DEUG), d’un Brevet de technicien supérieur (BTS), d’un Higher National Diploma (HND), d’un Diplôme universitaire de technologie (DUT) ou d’un titre équivalent, rappelle le ministre dans une communication en date du 21 août 2026 et rappelant à l’ordre certains IPES. Pour avoir sa licence professionnelle, le candidat doit ajouter deux semestres d’études ou de formation sur son diplôme initial de niveau BAC+2.

Si le Minesup insiste sur cette décision, c’est en raison du fait que des établissements privés d’enseignement supérieur recrutent des candidats avec le BAC pour les former en une année. Et leur délivrer le diplôme de licence. Pourtant, les détenteurs du BAC sont admissibles à une inscription au niveau supérieur en vue d’obtenir un DEUG, un BTS, ou un HND. Le ministre rappelle à ce sujet que l’accès aux formations aboutissant aux examens nationaux de BTS ou du HND est conditionné par le Baccalauréat, le GCE Advanced Level ou d’un diplôme équivalent.

À quelques semaines de la rentrée académique pour le compte de l’année 2026/2027, le ministre de l’Enseignement supérieur interpelle les promoteurs des IPES à l’effet de « respecter strictement cette mesure réglementaire » sous peine de de sanctions.

La mise en garde du Minesup se présente aussi comme une mesure visant à sauvegarder la qualité de la formation, à préserver le niveau des étudiants formés, à assurer leur compétitivité sur le terrain. Il y va aussi de la crédibilité du système éducatif camerounais au moment où des voix s’élèvent pour dénoncer la baisse du niveau scolaire d’une part et encourager le renforcement de la professionnalisation des enseignements d’autre part.

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