Les 16 et 17 avril 2010 à Yaoundé et Douala
30 ans de carrière et un album, c’est ainsi qu’est titré l’évènement. Avec deux sous thèmes: L’équipe nationale du makossa swingue avec la basse camerounaise pour le premier concert du 16 avril au Palais des congrès de Yaoundé, puis la basse camerounaise fait danser l’équipe nationale pour le second prévu le 17 avril à Douala Bercy.
30 ans de carrière ça se fête, et l’artiste n’entend pas faire dans la dentelle. Pour l’occasion, les plus grosses têtes d’affiches de la musique camerounaise se déverseront au pays. Tenez: Richard Bona, Etienne Mbappe, Toto Guillaume, Guy Nsangué, Grâce Decca, Ekambi Brillant, Dina Bell, Jean Dikoto Mandengue, Ebeny Donald Wesley, Henri Dikongue, Prince Eyango pour ne citer que quelques uns. Tous viennent rendre un hommage à ce mastodonte, tel qu’il le mérite. On le sait, beaucoup de musiciens camerounais d’hier comme d’aujourd’hui lui doivent leur succès, Monsieur Aladji Toure; Respect!

Des spectacles haut en couleurs
Les deux spectacles seront précédés par plusieurs Show Case, au cour desquels l’artiste fera la présentation et la dédicace de son tout premier album intitulé New Face. Une nouvelle facette de l’artiste qui a toujours évolué dans «l’ombre», mais surtout une nouvelle facette de la musique camerounaise, à la croisée des chemins de la mondialisation. Un album entièrement instrumental, pour laisser parler les instruments de musique et découvrir leur force affirme Aladji. Le maître de la basse sera accompagné au Cameroun par son groupe, le mythique Katakata Band qui a perdu en fin d’année 2009 l’un des ses plus grands membres, le batteur Valery Lobe.
Toute une grosse équipe est actuellement à pied d’ uvre, tant à Paris qu’au Cameroun pour la préparation de cet évènement qui se présente pour le principal concerné comme le couronnement d’une carrière riche d’expériences. Une initiative qu’il convient de saluer, au regard de l’émulation que l’artiste entend créer autour. Réunir sur un même plateau cette belle brochette d’artistes est l’occasion plus que jamais de se remémorer la musique camerounaise d’autre fois. Une musique qui dit-on aurait aujourd’hui perdue ses racines, au détriment des envahissants coupé-décalé ivoiriens et autre ndombolo congolais. L’équipe nationale du makossa, avec celle de la basse camerounaise main dans la main au côté de Monsieur Aladji Touré, lui même attendu au pays dès le 26 mars prochain, le genre d’affiche qui ne se vit qu’une seule fois.

di-arezzo.com)/n



