L’ambition d’accélérer la transformation des ressources en actions concrètes sur le terrain a été exprimée le 31 août 2026 au cours de la 2ème session du comité de pilotage (Copil) du Programme spécial de reconstruction et de développement de l’Extrême-Nord (Psrdren).
Bilan et perspectives, c’est l’essentiel des points inscrits au menu des échanges de la 2ème session du Copil hier lundi à Yaoundé. Le président du comité, le ministre Alamine Ousmane Mey, des membres du gouvernement ainsi que d’autres acteurs présents ont abordé les deux aspects en fixant les priorités dans un plan de travail adopté pour orienter les actions avenirs.
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En effet, d’après le compte rendu de l’Œil du Sahel, le bilan de l’exercice 2025 affiche déjà le résultat de la mobilisation des fonds. Le comité déclare 800 milliards de FCFA de fonds déjà mobilisés. Entre la première session du comité et la deuxième session, les fonds déjà mobilisés augmentent de 200 milliards passant de 600 milliards à 800 milliards de FCFA. Le taux d’exécution du budget est de 63% et le taux de contractualisation des marchés est de 88%. Le défi actuel est de transformer en actions concrètes les ressources financières mobilisées.
Bilan de l’exercice 2025
Les activités de l’exercice 2025 ont déjà entamé certaines réalisations comme le montre le bilan présenté. Les ressources internes du Programme ont déjà permis de lancer la réalisation de certains projets. C’est le cas de la construction d’une addiction d’eau potable à l’Ecole nationale supérieure polytechnique de Maroua campus de Sekandé. De la construction de cinq centres de santé intégrés dotés de logements d’astreinte, de forages solaires et de clôtures. De la construction en cours de sept écoles primaires à kits complets. De l’acquisition et de la distribution de 10 000 tables-bancs et mobiliers de bureau au profit des établissements scolaires. De la fourniture d’intrants et de petits équipements aux coopératives et organisations de producteurs des six départements de la région. Du parachèvement en cours du bâtiment destiné aux services du gouverneur.
Le Programme de reconstruction accompagne aussi le projet d’amélioration de la connectivité, la résilience et l’inclusion le long du corridor Mora-Dabanga-Koisseri évalué à 236 milliards de FCFA, la réalisation du Programme d’aménagement des territoires évalué à 157 milliards de FCFA, le Programme de développement du capital humain pour bâtir les capacités et les compétences pour l’employabilité et l’entrepreneuriat dans la région de l’Extrême-Nord, financé à hauteur de 89,2 milliards de FCFA par la Banque africaine de développement sur la période 2025-2026.
Actions envisagées en 2026
En 2026, le comité annonce une accélération des réalisations par la suppression des entraves. Il sera ainsi question de soutenir l’irrigation, les chaînes de valeur agricoles et les infrastructures socio-économiques. Un budget de 26,61 milliards de FCFA est arrêté avec l’appui de la BAD pour ce projet. Il sera aussi question de la mise en œuvre du Programme de développement de l’Agro-industrie dans le Septentrion. Evalué à 81,2 millions d’euros, soit environ 53 milliards de FCFA il va renforcer la disponibilité de l’eau par la construction et la réhabilitation d’ouvrages hydrauliques, l’aménagement de périmètres irrigués et le développement des infrastructures pastorales.
Au-delà de ces initiatives se trouvent aussi la Viva Logone d’un coût de 120 milliards de FCFA, le Prolac d’un budget de 30 milliards, le projet de pont pour relier Yagoua et Bongor estimé à 30 milliards de FCFA et le projet C2D urbain « capitales régionales ». Le programme entre ainsi dans la phase intensive de concrétisation des projets définis.




