Le chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, a procédé au lancement du dialogue communautaire pour la région du Nord-Ouest au Congress Hall de Bamenda le 15 octobre 2026. L’initiative recherche la paix par des voies pacifiques.
Après 10 ans de crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’heure est venue pour construire davantage des ponts d’un retour à la paix par le dialogue. Dans cette perspective, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a présidé la cérémonie officielle de lancement du dialogue communautaire jeudi dernier à Bamenda, capitale régionale du Nord-Ouest, où il séjourne depuis mercredi 14 octobre.
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Le dialogue communautaire poursuit l’objectif de contribuer de manière pacifique et durable à la résolution de la crise sécuritaire qui secoue cette partie du pays depuis 2016 avec d’énormes conséquences. Selon les statistiques de l’ONU et des organismes internationaux non gouvernementaux : au moins 6 000 morts, plus de 700 000 déplacés dont environ 548 000 déplacés internes, 865 000 enfants privés d’accès à l’école en 2026. Selon les estimations du Gecam, environ 88% des entreprises situées ou exerçant dans les régions anglophones du Cameroun ont été affectées.
Le dialogue communautaire, initiative du gouvernement camerounais, met en action les jeunes, les femmes, les chefs traditionnels, les acteurs de la société civile. Ces derniers vont œuvrer en faveur de la tenue des concertations et de la recherche des solutions pouvant mettre un terme à cette crise qui n’a que trop duré et qui a causé tant de problèmes aux populations locales, à l’économie, au tissu social et même à l’Etat.

Lancé dans le prolongement du Grand dialogue national tenu en 2019 au Palais des Congrès de Yaoundé, le dialogue communautaire entend renforcer les efforts déjà faits dans la mise en œuvre des recommandations. Les résultats comme la sortie du maquis d’une trentaine de combattants séparatistes qui ont déposé les armes et demandé pardon au peuple le 15 octobre devant le Premier ministre sont attendus. A Buea dans le Sud-Ouest où le Premier ministre a lancé l’opération le 28 septembre, une vingtaine d’autres séparatistes ont renoncé aux combats en demandant pardon au peuple. Ils répondent aux appels de revenir à la raison en privilégiant la paix.
Lancé au niveau régional, le dialogue communautaire va se déployer aussi bien dans les départements et dans les communes avec le même mot : Trop c’est trop ! Tous pour le retour à la paix au Nord-Ouest et au Sud-Ouest.




