Le refus du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, remet en question la légitimité de la restauration du Maurice Kamto au poste de président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun.
Les problèmes internes divisant les militants et cadres du Mouvement pour la renaissance du Cameroun entrent dans une nouvelle phase. Alors que la justice traite du cas de contestation de l’exclusion du membre fondateur Thierry Okala Ebode du parti, le ministre de l’Administration territoriale expose encore une autre faille contribuant à fragiliser le parti. Paul Atanga Nji refuse de valider les résolutions de la convention du MRC tenue le 21 décembre 2025. Dans une correspondance adressée à Thierry Joseph Okala Ebode en date du 19 août 2026, « Le MINAT n’a pas jugé opportun de prendre acte des travaux de la Convention extraordinaire du MRC du 21 décembre 2025 ».
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Sans toutefois préciser le motif, le membre du gouvernement renvoie juste au fondement juridique, en l’occurrence l’article 3 de la loi n° 90/055 du 19 décembre 1990 portant régime des réunions et manifestations publiques. En répondant au ‘’membre du directoire du MRC’’ déclaré exclu par le parti le 07 novembre 2025, la correspondance du MINAT cache le motif et les implications derrière le refus de prendre acte des résolutions.
Au titre du motif, le ministre invoque l’article 3 alinéa 2 de la loi de 1990 qui soumet les réunions publiques à une déclaration préalable, laquelle doit être faite auprès du sous-préfet du territoire sur lequel se tient la réunion. La convention du 21 décembre a été tenue en visioconférence à la faveur de la modification des statuts du parti, ce qui, d’après les responsables, aurait été porté à la connaissance de l’autorité administrative.
Quant aux implications, le refus de prendre acte des résolutions entraîne des conséquences sur lesdites résolutions et sur la convention elle-même. Il jette un discrédit sur la légitimité de la convention ainsi que sur les actes pris au cours de celle-ci. Les résolutions portent en l’occurrence sur la modification des textes du parti, statuts et règlement intérieur, l’élection des responsables nationaux de la formation politique. Maurice Kamto a été porté de nouveau à la tête du MRC avec 95,44% des voix. Le refus de prendre acte suppose aussi la non reconnaissance de cette élection ainsi que de l’opposant comme président national du parti par l’administration camerounaise. Ce que le MRC qualifie de provocation.
Dans une communication en réaction le parti déclare que la correspondance du Minat est ‘’une tentative de déstabilisation’’ qu’il condamne fermement. D’après le MRC, tout observateur objectif peut constater que le régime-Rdpc a peur et panique devant lui. A l’approche des élections municipales et législatives, le directoire du parti demande aux militants de préparer sereinement les échéances.



